Artisan. « C'est un métier que de faire un film comme de faire une pendule». (La Bruyère).

Fauteuil. «Entre toutes les différentes expressions qui peuvent exprimer une seule de nos pensées, il n'y en a qu'une qui soit la bonne ». « Entre toutes les différen­tes façons de placer la caméra pour filmer la réalité, il n'y en a qu'une qui soit la bonne. Plutôt que de laisser le spectateur en plan, chaque plan d'un film doit le renseigner au mieux sur la situation en cours. Il faut faire en sorte que le spectateur n'ait jamais envie de se trouver ailleurs que là où se trouve la caméra, et que la durée du plan ou de la scène ne l'incite jamais à quitter l'observatoire idéal: son fauteuil.

Compagnie (bonne). Quitte à nous répéter, le but essentiel de Mercredi a été de faire un film de bonne compagnie, agile et gai, de créer des personnages que l'on n'oublie pas, au sein d'une action racontée de façon plaisante et qui arrache le spectateur à sa réalité personnelle en lui en imposant une autre.

Art poétique. « Les gens, on peut deviner ce qu'ils sont à presque rien» (Martin Socoa à sa fille Victoria).

Grogneau. Gros grognon. Tête à gnons. Esprit tordu sûr de son droit. On a toujours affaire un jour ou l'autre à un Grogneau. À manier avec précaution.

Sophie (Catherine Frot). Son nom veut dire sagesse. Mais attention : « Une femme trompée est un volcan sous la mer. »

PMU. Réponse à l'éternelle question : « Je me demande bien où peut passer l'argent ! ».

Victoria. Grande reine qui a régné sur un empire ; petite fille qui règne sur son père.

Poker. Jeu d'argent où on est sûr de perdre, surtout si on gagne.

Artiste.

1 « Mizoguchi Kenji est au cinéma ce que J.-S. Bach est à la musique, Cervantes à la littérature, Shakespeare au théâtre, Titien à la peinture : le plus grand». (Jean Douchet).

2 « Mizoguchi, c'est bien simple : il ne s'intéressa jamais qu'à l'argent. Et à l'argent pour avoir des femmes. Il aimait tellement les femmes et les prostituées qu'il a fait avec elles d'innombrables expériences, le plus souvent malheureuses. Il était resté très enfant, très curieux de tout, très égocentrique, et s'il tenait tellement au cinéma, c'est parce qu'il lui rapportait assez d'argent pour continuer à mener une vie plutôt dissipée» (Un ami de Mizoguchi).

3 «Y a pas que la rigolade, y'a l'Art !» (Raymond Queneau).

Aventure. Le tournage d'un film est une aventure. Comme la vie quotidienne. Mais pas plus. Le commissaire bon-enfant et l'instituteur anarcho-syndicaliste. Au cours de ce mercredi de tous les désordres et de tous les dangers, deux personnages incarnent l'autorité et l'ordre public: l'instituteur Esposito et le commissaire Pelloutier. Deux personnages atypiques qui ont une conception non conformiste de leur mission, deux personnages libertaires.

Esposito est un instit anarcho-syndicaliste. Il recommande à ses élèves le latin, le point de croix, le vieil anglais, le labour à l'araire, toutes ces choses qu'on dit inutiles et qui peuvent leur servir un jour. Il laisse sa propre fille libre parce qu'il veut lui éviter de dissimuler et de mentir. Il pense au fond de lui-même qu'il y a une petite chance pour qu'un enfant n'attrape pas les défauts des adultes. Cette chance, il essaie de la préserver.

Chargé du maintien de l'ordre et marié à une épouse capitaine, le commissaire Pelloutier est bon enfant. Espiègle et surtout subversif. Il sait que l'ordre social n'est qu'un désordre organisé. Fonctionnaire d'autorité, il est tout sauf autoritaire. Il empêche un père de sévir injustement contre son fils, il protège une kleptomane récidiviste, il épargne à une petite fille emportée par son imagination les épreuves d'une psychothérapie inutile. Il a des convictions, mais pas de certitudes. Il laisse les gens vivre, comme un arbitre qui laisse jouer au lieu de siffler à la moindre faute.

Cadre. Le cinéma consiste à saisir le mouvement de la vie. Qui met la vie en cadre « encadre » la vie donc la fige en l'alignant. Pour faire en sorte que tous les personnages évoluent à leur aise dans une suite de plans vivants et non composés, il est bon de ne pas trop s'en approcher, de les laisser se mouvoir assez librement sous le ciel, en se tenant à la place du spectateur caché là où il peut le mieux voir ce qui se passe et comprendre ce qui se dit.

Classique. Si l'on appelle «classique» tout ce qui donne à l'expérience particulière une valeur universelle, Mercredi est classique. Si l'on appelle «classique» un sens de la mesure et de la clarté qui privilégie le normal au détriment du monstrueux et la logique aux dépens du délire, l'esprit de Mercredi est classique. Si l'on appelle «classique» le respect des règles, Mercredi n'est pas classique. On ne respecte que les règles qu'on s'impose à soi-même pour mieux se faire comprendre du grand public.

Cognac. Comme dans les vieilles maisons charentaises où tout le monde participe à l'élaboration du meilleur cognac possible, l'équipe entière de Mercredi a fait en sorte qu'il ait la perfection artisanale d'une fine-champagne.

Commercial.

1 Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire, et si un (film) qui a attrapé son but n'a pas suivi un bon chemin. Veut-on que tout un public s'abuse sur ces sortes de choses, et que chacun n'y soit pas juge du plaisir qu'il y prend? (Molière -Critique de l'École des femmes).

2 «Cela n'aurait aucun sens de faire des films pour 1000 ou 1500 personnes. Le cinéma est un art de masse, qui exige un immense public. J'ai toujours aimé le public, j'ai toujours eu confiance en lui (Fritz Lang).

3 «Au lieu de penser à ce qui marche, tu devrais penser à faire ce qui te plaît. ... Ce qui me plaît c'est ce qui mar­che (Claude Berri dans Sex-Shop).

Dramatisation. «Dans un pays, l'usage demeure, venu du droit anglais, qui permet à chacun de passer par les champs pour raccourcir son chemin. Ainsi sont animés les paysages. Mais n'arrive-t-il pas que, désireux de parler à une âme qui vive, un propriétaire interpelle d'un pré carré le passant sur la route aveuglante. La conversation va se poursuivre à travers l'espace. Puis passe un chien déjà âgé poursuivant soucieux sa route à vive allure, comme s'il devait se rendre à quelque urgente occupation dans un univers qu'il ignore périssable, et fait, par sa subite présence, chavirer dans l'inconnu.» (Jean Follain - Tout Instant).

Enfance. « Car il est un regret ineffaçable, et qui ne va pas sans émerveillement. C'est celui d'une certitude qui fut celle de l'enfance, du temps où le monde le plus fragile offrait la figure même de l'éternité.» (André Dhôtel). À la recherche du temps perdu, les adultes deMercredi n'ont pas fini de retomber en enfance, le seul âge de la vie où l'on connaît le monde.

Fantastique. Attirés par le spectacle familier de l'ordre des choses, les auteurs de Mercredi répugnent au fantastique de bazar. Mais ils ne désespèrent pas de retrouver au cœur des «hallucinantes anciennes petites villes», dans la contemplation d'une banalité trop polie pour être honnête, les «non-sens fabuleux» de leur peureuse enfance. Le vrai fantastique est d'abord familier.

Goût. « Il y a dans l'art un point de perfection, comme de bonté ou de maturité dans la nature; celui qui le sent et qui l'aime a le goût parfait ; celui qui ne le sent pas et qui aime en deçà ou au delà, a le goût défectueux. Il y a donc un bon et un mauvais goût, et l'on dispute des goûts avec fondement. » (La Bruyère)

Personnage. «Je voudrais que mes personnages soient le plus vivant possible. C'est par leur vie que les personnages s'imposent au spectateur. Il faut que cette vie échappe à toutes les idées qu'a pu s'en faire le spectateur. Il faut arriver à rendre naturel ce qui peut sembler exceptionnel. Il faut que les gens n'aient plus envie de juger les personnages selon leur morale. Il faut empêcher le spectateur - et d'abord s'empêcher soi-même - de dominer les personnages. On doit laisser aux personnages toutes leurs chances de salut et leurs contradictions... Le cinéma, comme la vie, se nourrit de ses contradictions (François Truffaut).

Populaire. Le cinéma est un art populaire.

Psychologie. Les personnages de Mercredi n'ont pas de psychologie. Ils ont un comportement, des gestes, des regards, des propos, des-silences. Et tout le reste est littérature.

Règles. « Il nous faut créer des émotions, et non suivre des règles. Il n'y a pas de règles» (Fritz Lang).

Bambi. Nécessité de mettre dans ces films où les personnages poursuivent leur course au bonheur une note franchement humaine, émue, poignante. Du drame sur la douceur, du noir sur du rose. Les Zozos, Confidences pour confidences, pratiquement tous mes films présentent cette rupture. S'agit-il de rappeler qu'il n'y a pas d'égalité dans le malheur, et que dehors la vie continue. À ceux qui sont surpris par le décès d'Antonella, junkie, mère de la petite Marylin, dans cette chronique de la douceur de vivre, je rappelle la mort de la mère dans Bambi. Comme Bambi, Marylin devra réapprendre à se défendre seule. «Sa voix s'est perdue», dit-elle, en évoquant les derniers mots d'Antonella, mais n'entend-on pas plutôt : « Ne me secouez pas, je suis pleine de larmes. »

Tourner avec les enfants. On parle souvent de la difficulté de diriger des enfants. Qu'avec un ou deux on peut encore s'en sortir, mais qu'au delà c'est périlleux. C'est pour ces raisons qu'il m'a paru intéressant d'en suivre dix-sept et d'en avoir plus de deux cents parfois à l'écran. Je n'ai pas ressenti de difficultés particulières. À partir du moment où vous transformez tout en jeu, en amusement, l'enfant retrouve son naturel et sa vivacité. René Clément, Duvivier, certainement parmi les meilleurs directeurs d'acteurs enfants, devaient procéder de la même façon. Tout devient divertissement, et c'est cet amusement qui envahi l'esprit du film. Pendant les dix premiers jours du tournage, le hasard de notre organisation a voulu qu'il n'y ait que des enfants devant la caméra. Très vite, ils ont contribué à donner un ton et à enrichir un trésor commun qui allait devenir le film. Avec eux, nous étions au matin du monde. Avec eux nous avons connu de ces journées qui allaient devenir plus tard la synthèse de ce printemps-là. On vit d'abord, la banalité des faits, et soudain, par la grâce d'un geste d'enfant, du rire d'une gamine, les espaces infinis.

Enfant. « L'enfant est le père de l'homme. » (Freud) Mais qui est le père de l'enfant?

Petite danse. Pourquoi tous ces enfants qui dansent depuis mon premier film, pourquoi la ronde de ces deux écoliers en tablier noir dans Mikovsky ; celle de la fille du proviseur sous la pluie à la fin des Zozos; celle de ces deux jeunes filles solaires sur les dunes de l'île de Ré dans Les maris, les femmes, les amants. Non pas de ces danses en grand apparat, mais des danses solitaires qui vous suggèrent quelque chose d'insaisissable, lumière à travers la lumière qui vous rappelle à l'ordre cosmique. Est-ce le souvenir de cette jeune et jolie gitane venue danser sous le balcon du sanatorium d'Odeillo pour tous ces petits malades qui nous fit sentir le tragique de l'image éphémère d'un instant de bonheur, et nous a laissé la certitude qu'il y a des choses dans nos vies qui ne peuvent que se danser?

Harmonia mundi. Etre capable de manipuler plus de 40 personnages, d'accumuler des petits faits et de donner par ce procédé tachiste, l'impression d'une continuité, c'est à cela et non à la thématique que la critique devrait s'intéresser. Sous le cousu apparent, rien d'inutile. Aucun épisode, aucune séquence, aucun dialogue, aucune scène, si fortuits qu'ils puissent apparaître, qui ne jouent un rôle et ne soient, ou ne deviennent, un élément indispensable à l'ensemble et à l'établissement de l'accord final, de cette fragile harmonia mundi.

Assemblage, mosaïque, vitrail, ni artificiels, ni hétéroclites, mais plutôt près du hasard ordinaire simplement parce que c'est ainsi que ça se passe dans la vie. Les scènes viennent sans préparation, mais non sans observation ni contemplation préalables. On réunit tout le monde et « on fait son marché » comme le dit si justement Albert Dray. On laisse monter à la surface.

Ainsi, de la scène de la naissance. Elle s'inscrit dans la logique d'un récit événementiel et descriptif, dans une cohérence qui doit paraître tomber sous le sens. Chaque élément de la scène est à sa place, là où il est. Soudain, le soleil, la lumière, le vent dans les hautes herbes vous proposent une image première. Un bouleversement s'est accompli dans les couches profondes. Quelquechose d'insaisissable nous rappelle l'incessante métamorphose du monde. Le miracle est d'avoir pu la capter, l'inscrire dans le film.

Intermédiaire. « Mon seul désir est d'être le fidèle intermédiaire entre ces merveilles que je distingue peut-être plus clairement et ces hommes qui, pour les voir, ont besoin d'un petit renseignement. » (Auguste Renoir)

Ecole. Cour de récréation éventuellement entourée de salles de classes, (encore que la salle de classe puisse être transformée en cour de récréation).

Jeudi. Le mercredi d'autrefois. On disait «la semaine des quatre jeudis». On ne dit pas encore «la semaine des quatre mercredis ».

Père. L'enfant le plus pénible de la famille.

Scénario et production. Attaché au cinéma populaire, j'ai toujours eu comme principal souci de ne jamais laisser les spectateurs perdre le fil du récit, même si la succession des événements et la multiplication des personnages pouvait y conduire. De même, le besoin de faire des films en liberté me conduit à la désirer, tant dans la philosophie des personnages que dans les personnages eux-mêmes, tant dans la technique que dans la dramaturgie. De ce point de vue, le scénario, loin d'être un objet sacré et intouchable, n'est qu'un prétexte et doit trouver sa forme définitive après les mille et une adaptations, modifications, créations, qui se seront développées en cours de tournage puis de montage. Ainsi les scènes pourront trouver leur plénitude.

Par exemple, rien de la descente des jeunes fugueurs de la Sèvre en bateau n'était écrit dans le scénario initial. Mais pour traduire sur la feuille blanche cette exaltation qui les saisit au contact de la nature, il aurait fallu passer par un procédé littéraire. Or, c'est de cinéma qu'il s'agit, pas de littérature. Laissons le soin à notre instinct et à la caméra de remplir cinématographique-ment ces instants, même si, une fois les acteurs choisis, on peut sur le tournage déterminer avec les scénaristes, pour Mercredi l'excellent François Caviglioli et l'attentive Nathalie Lafaurie, le juste contenu à donner aux échanges de nos protagonistes.

La tendance actuelle du «tout scénario» promu par un lobby de scénaristes « enchaînés » et de producteurs vendus aux commissions et aux chaînes est criminelle. «Voici, mon cher Bunuel, un chèque d'un million de francs pour faire un film». Je ne connais pas de contrat plus merveilleux ni plus judicieux que celui que cette lettre du Vicomte de Noailles à Luis Bunuel recèle. De ce «contrat» est né L'âge d'or. Imagine-t-on seulement un scénario de L'âge d'or. Dans un tout autreregistre, celui de Mercredi était loin d'être terminé quand nous avons commencé sa réalisation. Je ne pense pas avoir réalisé un film plus construit que celui-là, mais construit au juste moment, une construction née du tournage et du montage. C'est ce qu'on bien compris mes partenaires d'Euripide Productions, mais aussi et surtout Laurent Storch de TF1 Films Production, Nathalie Bloch-Lainé de Canal+ et la fine équipe de StudioCanal France, Brahim Chioua, Jean-Pierre Dionnet et Isabelle Peyrefitte qui en s'accordant à notre libre façon de faire ont eu ce bon réflexe de vrai producteur, c'est à dire de producteur à l'ancienne, qui privilégie d'abord l'énergie du réalisateur, sa méthode et la force de son sujet, plutôt que les vertus suspectes d'un scénario « formaté » tiré à quatre épingles et conçu entre quatre murs loin de la vie, très loin de la vie...

Instituteur. Corrige les problèmes de ses élèves, mais a du mal à résoudre les siens.

Fugue. Equivalent du voyage d'affaires pour les enfants qui s'ennuient.

Gare. Endroit où les trains s'arrêtent et où la vie continue. Ex: le champ de maïs du paysan Mario Joseph.

Un personnage singulier. Après l'exercice de style qu'était mon précédent film, il m'a semblé que le moment était venu de faire un film sur ce personnage singulier, particulier, unique qu'est la société française tout entière. Le prétexte de cette journée de mercredi me permettait de faire une œuvre accueillante.

J'aime réunir. J'aime ce qui brasse, ce qui ne se refuse rien. Le bonheur et la mélancolie, l'élégant et le trivial, la force, la grâce, la crise et l'insignifiant, l'ensemble et le détail, le héros et la silhouette, les enfants lumineux et les petits personnages obscurs, tous les âges, la naissance et la mort. Il n'existe rien, personnes, paysages, coins de rues qui n'aient un petit intérêt. Le tout, construit pour se compléter et aller ensemble. Et, après s'être joué des difficultés que soulève dans un récit le jeu de plusieurs lignes de force, parvenir à faire en sorte que le spectateur, au lieu de trouver seulement une histoire, soit tout étonné de trouver la vie. La vie même abrupte, humble, quotidienne et pourtant parcourue grâce à l'esprit d'enfance qui persiste, d'une vibration lumineuse et mystérieuse.

Montage traditionnel. C'est au montage que se poursuit, se peaufine et se termine l'écriture d'un film. Pour Mercredi, exactement, le 22 janvier 2001, lendemain de la première projection publique où nous avons pratiqué quelques changements de plans. À propos du montage, il va de soi qu'il fut, malgré la mode, fait de façon traditionnelle, en 35 mm sur une vaillante Steinbeck, pas sur Avid et autres procédés pour décervelés branchés. Nous étions trois dans le studio à monter ainsi: un jeune réalisateur chinois, Manuel De Oliveira et nous.

Le montage est un travail d'artisan, un relais nécessaire comme le furent le plomb, la photocomposition et les studios d'exécution, dans le domaine de l'édition où des gens de métier apportaient tout leur savoir et une expérience accomplie à la réalisation et à la finition soignée des œuvres en gestation. Le temps sert à donner sa densité à l'œuvre.

Travailler en montage traditionnel c'est maintenir un savoir indispensable à l'harmonie de nos créations. Et pourquoi se priver du plaisir de voir les belles mains utiles des monteuses se jouer de cette pellicule. Depuis que le cinéma existe, l'image qui le symbolise le mieux, plus même que celle de l'homme à la caméra, est celle d'un visage attentif regardant une pellicule tendue à contre-jour. On connaît les célèbres photos d'Einsentein, de Lang ou de Renoir regardant tête levée vers le ciel le défilement des images. Et on voudrait aussi nous retirer cela !