Venu du mime, du théâtre, "du geste", Denis Lavant nous raconte à quel point l'usage de l'artifice et de la composition, pour Carax, l'ont libéré de toutes les méthodes d'acteurs. C'est l'histoire d'un mouvement de l'intérieur vers l'extérieur, d'une authenticité prétendue à un artifice non moins bluffant, explique-til.
En trente ans, Denis Lavant a également appris "comment ça fonctionnait, la parole" et comment habiter les mots des autres (Rimbaud, Desnos, Céline...). L'amoureux du verbe nous a alors parlé en Merdogon, cette langue imaginée par Carax pour faire parler Merde (dans Tokyo ! puis Holy Motors) et dont Denis Lavant fait des poèmes...