VIDEO | 2017, 27'| Star internationale à 20 ans, Danielle Darrieux aura traversé un siècle de cinéma et d'Histoire en incarnant une décennie après l'autre la femme moderne, libre et effrontée (Premier rendez-vous, Caprices... ), en passant par une tonalité sombre (La Vérité sur bébé Donge, Le Lieu du crime) jusqu'à son dernier rôle, celui d'une grand-mère infatigable de 93 ans dans Pièce montée. En 2017, "DD" aura eu cent ans le 1er mai et s'en est allée le 17 octobre. Clara Laurent, auteur de Danielle Darrieux, une femme moderne (ed.Hors collection), revient pour nous sur quelques moments d'une carrière exceptionnelle où figurent plusieurs chefs-d'oeuvres : Madame de (Max Ophuls), L'Affaire Cicéron (Mankiewicz) ou Les Demoiselles de Rochefort (Demy)... Mais aussi des films légers qui sont restés inoubliables tels Battements de coeur ou le récent 8 femmes.
Ils ne sont pas nombreux, ces films, qui traitent de l’essentiel sans qu’il s’y passe beaucoup d’évènements. Pour des costumes, Sabine azema et des couleurs dont les autochromes Lumière ne sont pas éloignés.
Pascal sauve Didier du suicide. Une amitié naît entre les deux hommes. Mais en décidant d'aider son ami, Pascal se retrouve impliqué dans une étrange affaire.
Gabin en voyou de la casbah d’Alger qui tombe amoureux d’une parisienne. Julien Duvivier, Mireille Balin, le meilleur des acteurs de composition du cinéma français. Les mythes se succèdent !
Contrebandier international, Lucien Favreau est de jour un sympathique philanthrope aimé et connu de tous à Honfleur sous le nom de "l'homme à la Buick".
Après avoir versé par erreur du cyanure dans le sirop qu'il a inventé, un pharmacien se lance à la recherche des cinq clients qui lui ont acheté un flacon...
Une chronique historique, une évocation de la Régence et la description de comportement contradictoires. Le deuxième film de Bertrand Tavernier, son premier en costume.
Avant ses célèbres travaux pour la télévision comme « La prise du pouvoir par Louis XIV », c´est le dernier film pour le cinéma de Rossellini et cela n´est pas fortuit. L´histoire de ce film, une guerre psychologique entre un homme et une femme autour de la moralité du sentiment amoureux, semble ne plus assez motiver celui qui fut le metteur en scène des plus beaux films d´amour du cinéma Italien. C´est comme s´il n´avait plus souhaité transformer la réalité qui l´entourait en fiction et aurait préféré pour cela passer la main à un grand poète du cinéma comme Antonioni... En somme c´est son testament de fiction contemporaine.
Gebo vit avec sa femme, Doroteia, et leur belle-fille, Sofia, mais c’est l’absence de leur fils, João, qui occupe les esprits. Soudain, il réapparaît...
Avec son ami Noël, Bruno crée de la musique électronique. Il ne vit que pour sa recherche musicale. Bruno écoute, enregistre et compose. En même temps qu'il est en passe de signer avec une productrice, il tombe amoureux d'une voix féminine (Lisa) qu'il écoute sur un réseau téléphonique. Ils se retrouvent quelques nuits dans une chambre d'hôtel et dans l'obscurité, avant que Lisa ne disparaisse. Obsédé par cette rencontre fugace, il va se lancer à la recherche de cette femme dont il ne subsiste que quelques éléments sonores : soupirs, voix, fredonnements. Avec ces fragments qui sont autant de jalons de leur brève histoire, il va tenter d'écrire un morceau qui viendra sublimer cet amour impossible. Au terme de son aventure nocturne et musicale ponctuée de personnages étrangement inquiétants, Bruno parviendra à enregistrer son disque.
Une journaliste obtient le scoop politique d’une vie et se retrouve propulsée au rang d’attachée de presse du nouveau ministre des Affaires étrangères de Suède.
Reprise en main par le monteur du premier volet, la franchise The Descent se poursuit et entreprend de désamorcer toutes les attentes des spectateurs du film précédent, en injectant humour et gore dans l’horreur déjà bien présente.
Ce monument de l’horreur contemporaine convoque toutes les peurs les plus primitives (le vide, le noir, l’enfermement) pour mieux les renvoyer à la tête de ses spectateurs. Et ne laisse personne indifférent.
Plongée glauque et poisseuse dans l’histoire d’un tueur en série, ce film de Fatih Akin joue avec le dégoût et le mauvais goût pour dresser, en creux, un implacable portrait de l’Allemagne des années 1970.
Laurence Anyways est une ôde aux marginaux. Xavier Dolan déploie ses obsessions esthétiques à travers cette odyssée intime dans laquelle Melvil Poupaud tient un des rôles majeurs de sa carrière. Un chef-d’œuvre profondément humain.
Virage radical dans le cinéma de Dolan, Tom à la ferme est un thriller vénéneux sur le fil entre humour noir, sensualité et violence. Hommage à Hitchcock, le film joue sur un suspense trouble et une bande originale obsédante. Un bijou de noirceur.
Xavier Dolan réunit un casting de stars françaises dans un huis-clos familial de haute volée. Le chaos de la mise en scène et des dialogues les plongent dans un vertige dramatique aussi spectaculaire qu’intime.
À seulement 19 ans, Xavier Dolan livre un premier film qui contient toutes les obsessions de son cinéma. Il explore la complexité des relations mère-fils à travers des dialogues à la poésie cruelle et dans une mise en scène millimétrée.
Pour son huitième film, Xavier Dolan signe un mélodrame à la simplicité universelle et à la poésie douce. Avec sa mise en scène épurée, il revient aux sources québécoises de son cinéma et clôture avec tendresse un pan de sa filmographie.
Portée par l’interprétation de Matthew Gurney, Reunion fascine en faisant de la surdité le cœur de son écriture sérielle. La langue des signes élève la mise en scène vers une intense grammaire auditive et visuelle, celle de la réparation et du pardon
Pilier de la filmographie de Kathryn Bigelow, qui lui a valu les Oscars du meilleur film et de la meilleure réalisation, ce long-métrage d’action immersif interroge l’addiction à l’adrénaline et le pouvoir captivant de la guerre.
Le documentariste Piero Usberti signe un film de voyage qui le replace avec humilité là où il se trouve : dans la peau de l’étranger, celui qui observe attentivement et capte tout à la fois la résilience et la singularité du peuple palestinien.
Le Manoir Magique confirme le talent de Ben Stassen (Fly Me to the Moon) en matière d’animation franco-belge. Rythme effréné et personnages haut en couleurs portés par les valeurs émancipatrices du collectif sont au cœur de cette aventure familiale.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.
Confirmant leur statut de cinéastes ambitieuses, les Wachowski transforment un manga des années 1960 en manifeste visuel pour les années 2000, ébouriffant hybride entre folles expérimentations formelles et ode à la culture pop.