"La force d'une image est de s'interrompre, d'être suspendue au temps et de ne s'accomplir que dans l'imaginaire", écrit Marcel Hanoun. La journée est particulièrement dédiée à ce pionnier du cinéma expérimental, né en 1929 à Tunis, désappreneur passionné, contourneur des règles, cinéaste maudit qui créa sa propre esthétique du cinéma. L'atelier du cinéaste : Marcel Hanoun à l'improviste se déroule ainsi en trois temps. Le premier est consacré à la projection de L'authentique procès de Carl-Emmanuel Jung, reconstitution imaginaire du procès d'un criminel de guerre, prévenu libre, jugé vingt ans après pours ses crimes (>à 14h), de la projection de quatre court-métrages : Feria, La Muerte del Toro, La Rose et le Barrage (qui tout comme Feria se situe en Galice, cette région déshéritée et celte du Nord-Ouest de l'Espagne) et des extraits de Chemins d'humanité, sur l'héritage d'une tradition de militantisme ouvrier perdurant bien après la fermeture d'une usine, celle de Massey-Ferguson dans le Nord. (> à 16h). Et enfin la lecture de textes de Marcel Hanoun par Alexandre Zeff suivie d'un moyen métrage, Déconstruction, sur la vie de Marcel Hanoun (> à 18h30).
Très expérimental également, Koyamaru, l'Hiver et le printemps de Jean-Michel Alberola. "A 16 ans, c'est la vue de ce cinéma-là qui m'a éblouit" raconte le peintre, qui revient ici au cinéma. (> à 13h au centre Wallonie-Bruxelles)
Plein de belles choses à voir encore ce week-end, et notamment un hommage à Samba Félix NDiaye, documentariste sénégalais qu'on pouvait découvrir en 1978 au festival L"Homme regarde l'homme sur les bases duquel naquit le festival Cinéma du réel tel que nous le connaissons aujourd'hui. (> à 19h)
Mais c'est avant tout le palmarès du festival qui sera le moment attendu de cette journée. L'événement a lieu à 21h dans la Grande salle. Tension, mains moites, sourires crispés, petit tour aux toilettes... "And the winner is..."