Adaptant sa propre bande dessinée, Enki Bilal fait brillamment vivre sa dystopie crépusculaire à l’écran, où le cheveu rouge de Julie Delpy se rebelle contre le sang littéralement bleu du tyran Michel Piccoli, royalement mi-Ubu, mi-shakespearien. Satire pince-sans-rire des dictateurs mal lunés s’accrochant au pouvoir, Tykho Moon est sertie dans une belle direction artistique, à l’image de son Paris dans l’espace, plus anxiogène que touristique.
L'infâme Mac Bee règne en maître absolu sur une colonie sélénite qu'il a tenté de rendre semblable à la ville de ses rêves, Paris. Le résultat est grossier, mais Mac Bee a d'autres soucis. Sur sa nuque, une tache bleue grandit inexorablement, signe indubitable de la maladie mortelle qui le ronge. Les membres de sa famille n'ont même pas le temps d'être contaminés. De mystérieux tueurs les exécutent un à un. Le tyran apprend que son ennemi Tykho Moon, dont les cellules cérébrales sont compatibles avec les siennes et que tous croyaient mort, est toujours vivant. S'engage alors une chasse à l'homme impitoyable.
L'infâme Mac Bee règne en maître absolu sur une colonie sélénite qu'il a tenté de rendre semblable à la ville de ses rêves, Paris. Le résultat est grossier, mais Mac Bee a d'autres soucis. Sur sa nuque, une tache bleue grandit inexorablement, signe indubitable de la maladie mortelle qui le ronge. Les membres de sa famille n'ont même pas le temps d'être contaminés. De mystérieux tueurs les exécutent un à un. Le tyran apprend que son ennemi Tykho Moon, dont les cellules cérébrales sont compatibles avec les siennes et que tous croyaient mort, est toujours vivant. S'engage alors une chasse à l'homme impitoyable.
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