Vidéo
Un week-end en Espagne
Le festival Cinespaña 2014 s'achève ce week-end, après la découverte d'un très beau et étrange premier film, Ani...
La rédaction, 10/10/2014
Carlos Saura a marqué les esprits en France avec Cría cuervos, la chanson Por qué te vas et le regard intense d’une gamine aux yeux noir, ronds, énormes, la petite Ana Torrent. Dans Maman a cent ans, par contre, place au troisième âge ! Ce film de 1979 rend hommage à un monument du cinéma espagnol nommé Rafaela Aparicio, âgée en réalité de 73 ans. Dans cette suite de Ana et les loups, Saura retourne sept ans plus tard à la même maison, reprend les mêmes personnages,...
Pour fêter les cent ans de la "Madre", enfants, petits enfants, cousins... se réunissent dans la traditionnelle demeure familiale. A la joie des retrouvailles succède les reproches, les regrets, les haines... "Maman" n'est pas dupe. Elle sait que certains l'aiment et... que d'autres veulent en finir définitivement avec elle. Une Maman emblématique qui est, peut-être aussi, la vieille carcasse d'une Espagne franquiste qui a du mal à mourir ! Cinéaste féroce des "années Franco", Carlos Saura ("La Cousine Angélique", "Cria Cuervos"), a déjoué la censure de son pays en maniant l'allégorie. Dans "Anna et les loups" (1974), l'Eglise et l'Armée étaient clairement ses cibles. Il en reprend les mêmes personnages dans "Maman a cent ans" (1979, nommé pour l'Oscar du meilleur film étranger), déplaçant le propos sur le ton de la comédie et de la farce. Le dictateur espagnol était mort quatre ans plus tôt mais la "fête" ne masque pas totalement les craintes : le loup disparu, reste la meute...
Pour fêter les cent ans de la "Madre", enfants, petits enfants, cousins... se réunissent dans la traditionnelle demeure familiale. A la joie des retrouvailles succède les reproches, les regrets, les haines... "Maman" n'est pas dupe. Elle sait que certains l'aiment et... que d'autres veulent en finir définitivement avec elle. Une Maman emblématique qui est, peut-être aussi, la vieille carcasse d'une Espagne franquiste qui a du mal à mourir ! Cinéaste féroce des "années Franco", Carlos Saura ("La Cousine Angélique", "Cria Cuervos"), a déjoué la censure de son pays en maniant l'allégorie. Dans "Anna et les loups" (1974), l'Eglise et l'Armée étaient clairement ses cibles. Il en reprend les mêmes personnages dans "Maman a cent ans" (1979, nommé pour l'Oscar du meilleur film étranger), déplaçant le propos sur le ton de la comédie et de la farce. Le dictateur espagnol était mort quatre ans plus tôt mais la "fête" ne masque pas totalement les craintes : le loup disparu, reste la meute...
85
1979
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