Entre conte moral et fable métaphysique, Adam’s Apples brouille les frontières entre le bien et le mal pour mieux explorer la psyché de ses personnages - Ulrich Thomsen en néo-nazi repenti et Mads Mikkelsen en prêtre au bord de la folie. La composition picturale des cadres de Thomas Anders Jensen, évoquant les toiles de Turner, tranche avec la violence et l’absurdité des situations et appuie la dimension philosophique du film.
Avec ses rangers, son crâne rasé et sa croix celtique tatouée sur le biceps, Adam affiche clairement ses sympathies. De son côté, Ivan, visage ouvert, chaussettes dans les sandales et col blanc de rigueur, accueille Adam dans sa paroisse. Convaincu de la bonté fondamentale de l'homme, ce pasteur se voue tout entier et tout sourire à sa mission : accueillir d'anciens taulards et œuvrer à leur réhabilitation. Mais que peut valoir la foi d'Ivan face à la malveillance faite homme ? Bref, que peut Dieu face au diable ? Grande question, qui s'efface bientôt au profit d'une interrogation tout aussi cruciale : d'Adam ou d'Ivan, qui est le plus dérangé des deux ?
Avec ses rangers, son crâne rasé et sa croix celtique tatouée sur le biceps, Adam affiche clairement ses sympathies. De son côté, Ivan, visage ouvert, chaussettes dans les sandales et col blanc de rigueur, accueille Adam dans sa paroisse. Convaincu de la bonté fondamentale de l'homme, ce pasteur se voue tout entier et tout sourire à sa mission : accueillir d'anciens taulards et œuvrer à leur réhabilitation. Mais que peut valoir la foi d'Ivan face à la malveillance faite homme ? Bref, que peut Dieu face au diable ? Grande question, qui s'efface bientôt au profit d'une interrogation tout aussi cruciale : d'Adam ou d'Ivan, qui est le plus dérangé des deux ?
94
2006
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