Le film dégage la même énergie que celle que déploient ses héroïnes pour combattre les préjugés et le machisme ambiant dont elles sont victimes dans leur pays, la Turquie.
Joyau méconnu de l’animation, Parvana, coproduit par Angelina Jolie, réussit à être un magnifique conte pour enfants et adultes doublé d’un discours fort sur la lutte et le pouvoir des femmes dans un régime opprimé.
Derrière le récit de l'évaporation soudaine d'un ouvrier dakarois, c'est le renouveau d'un cinéma africain qui s'incarne dans le premier long métrage de Mati Diop. Grand Prix au Festival de Cannes 2019.
Le cinéaste d’origine ivoirienne Pascal Lacôte signe une plongée oppressante et fantasmagorique au cœur de l’univers carcéral de Côte-d’Ivoire, une société parallèle où la parole est un moyen de survie.
En filmant des habitants du Burkina Faso s’alliant pour reverdir une terre aride, Olivier Zuchuat, auteur de plusieurs documentaires sur les conflits agitant l’Afrique, montre la force de résilience d’un peuple.
Vingt ans après Touki Bouki (1972), Djibril Diop Mambéty, chantre du cinéma sénégalais, adapte un classique du théâtre du XXe siècle, La Visite de la Vieille Dame, pour livrer l’un des plus beaux films du continent africain.
Neptune Frost hybride avec ambition science-fiction et comédie musicale. Fascinant par son esthétique futuriste et sa poésie musicale, le film porte un discours révolutionnaire sur les sujets qui animent l’Afrique contemporaine.
Seule réalisatrice à l'époque sacrée par une Palme d’Or, Jane Campion filme le désir féminin avec fureur. Entre boue et dentelles, la mise en scène sublime le mutisme de Holly Hunter, transformant chaque note de piano en un cri d'émancipation.
À la poursuite de Ricky Baker est une fable tendre, drôle et engagée. Taika Waititi orchestre cette aventure familiale avec sa fantaisie habituelle. Il fait contraster les majestueux paysages avec l’absurdité de l’administration néo-zélandaise.
Inspirée d’une histoire vraie, une évocation âpre et sensible du quotidien de détenus mineurs confrontés à la brutalité du système carcéral chilien, portée par de jeunes acteurs non professionnels criants de vérité et de rage.
L’odyssée burlesque et aventureuse de deux pieds nickelés argentins, cherchant à redonner un sens à leur vie routinière en s’embarquant dans un braquage au long cours aux conséquences pour le moins hasardeuses.
Aussi percutant que réaliste, Heli d’Amat Escalante, prix de la mise en scène à Cannes en 2013, dénonce avec rage la violence aussi bien mafieuse que policière de son pays, le Mexique, ravagé par le trafic de drogue. Ames sensibles, courage.
Portrait du déracinement d'une mère palestinienne exilée, Bye bye Tibériade est plus que le très touchant hommage de sa fille : un poignant récit d'une reconquête d'identité, entre complexité d'un ADN familial et tragédie géopolitique.
Une charge frontale contre la corruption endémique de la société russe à travers une histoire d’amitié à double tranchant entre un simple citoyen et un membre des services secrets.
La beauté des fjords du Grand Nord, des icebergs et des aurores boréales, est parfaitement restituée par ce long-métrage d’animation québécois, récit initiatique porteur de valeurs positives comme l’acceptation de la différence et le refus de la violence.
De Andre Catoto Dias, Gabriel Bitar, Gustavo Steinberg
Accessible aux plus jeunes tout en restant parfaitement pertinent pour les adultes, ce petit bijou visuel se présente comme un conte universel sur les terribles conséquences d’une société gouvernée par la peur.
Sous la forme d’un faux documentaire autour de la mort d’une jeune fille, le réalisateur australien Joel Anderson propose tout à la fois une chronique du deuil et une plongée ultra-flippante dans un univers spectral.
Evoquant pêle-mêle Lynch, Cronenberg, Lars von Trier ou Żuławski, La région sauvage s’inscrit dans une tradition du cinéma de genre, où le fantastique est au service d’une exploration viscérale des zones les plus troubles de la psyché humaine.
Pour son premier film, Michelle Garza emprunte des motifs du folklore mexicain pour proposer une vision terrifiante de la grossesse. La cinéaste transcende les codes du body horror pour faire vivre une douloureuse crise existentielle au spectateur.
Monolith est un thriller paranoïaque qui repose sur un huis-clos astucieux. La mise en scène et le travail du son installent une angoisse persistante. Lily Sullivan (Evil Dead Rise) incarne à elle seule une grande part du mystère.
Récit d'une course contre la montre, La permission s'autorise à révéler avec bravoure le poids des traditions conservatrices sur les femmes iraniennes.
Entre humour feutré et métaphysique, ce premier film indien évite le mélo pour filmer la fin de vie à Bénarès. Une œuvre d'une grande finesse psychologique qui transforme un voyage funèbre en une lumineuse leçon de vie, jamais moralisante.
Après le succès international de The Lunchbox, le réalisateur indien Ritesh Batra réussit une autre grande histoire d’amour, ici entre un photographe pour touristes et une riche étudiante, chacun confronté aux pressions familiales.
La Nuit du verre d’eau met en lumière les relations franco-libanaises. Dans une fresque familiale politique et nostalgique, Carlos Chahine se remémore le pays de son enfance partagé entre tradition patriarcale et désir d’émancipation féministe.
Ce thriller politique indonésien explore avec une tension sourde les séquelles de la dictature. Makbul Mubarak filme l'aliénation d'un jeune homme face au pouvoir, dans une mise en scène clinique à l’atmosphère irrespirable.
Inspiré par la propre jeunesse de sa réalisatrice, Je danserai si je veux fait vibrer un girl power à Tel-Aviv à travers une bande de copines qui envoie bouler les diktats.
Parce que derrière cette histoire de divorce compliqué en Israel se cache surtout une étude sur le droit des femmes au Moyen et Proche Orient. Schlomi et Ronit Elkabetz signent de concert une ode à l’évolution des moeurs...
Parce que cette chronique familiale navigue avec douceur et lucidité entre Nazareth et Ramallah. Une frontière historiquement critique et essentielle...
Parce que Inscrite dans un récit à haute tension, cette dénonciation implacable du harcèlement sexuel dans le cadre du travail a valu à Liron Ben-Shlush, l’Ophir de la meilleure actrice (l’équivalent d’un César en Israël).
Revisite d'un roman de Romain Gary sur la ségrégation raciale dans les années 1960, Chien blanc interroge avec pertinence la situation actuelle pour mieux sonner l'alarme.
Conte moderne sur une crise de couple, Babysitter explore le thème de la misogynie crasse et de la déconstruction masculine. Monia Chokri écrit, filme et joue dans ce pamphlet réjouissant, entourée de Patrick Hévin et Nadia Tereszkiewicz.