Depuis près de 30 ans, Carlotta Films, distributeur emblématique de films de patrimoine, fait revivre les œuvres du passé avec la passion de la transmission. Désormais accessible sur UniversCiné, Le Vidéo Club Carlotta Films propose une traversée idéale du septième art, mêlant classiques incontournables, œuvres cultes et perles rares. Idéale pour parfaire sa cinéphilie, la collection permet de porter un regard riche sur l’histoire du cinéma mondial à travers les époques.
Parmi les grands classiques, cette sélection met à l'honneur les chefs d’œuvres du maître japonais Yasujirō Ozu, dont la filmographie traverse le XXe siècle et l’évolution des techniques cinématographiques, du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur. Le cinéma européen n'est pas en reste, avec La Taverne de la Jamaïque, ultime film britannique d’Alfred Hitchcock ; les quatre premiers longs-métrages de Miloš Forman, figure emblématique de la Nouvelle Vague Tchèque ; ou encore les fresques colorées et percutantes de l’Allemagne de Rainer Werner Fassbinder, cinéaste majeur au style inimitable.
Du documentaire à la fiction, de nombreux genres trouvent leur place dans cette collection éclectique : arts martiaux, westerns, films d’aventure ou encore cinéma fantastique et d’horreur. Le cinéma de genre y brille particulièrement, avec des œuvres marquantes comme 4 Mouches de velours gris de Dario Argento, le quatuor déjanté de Frank Henenlotter – dont le féministe Frankenhooker –, ou encore L’Échine du diable de Guillermo del Toro.
Aux confins du cinéma expérimental, Tsukamoto réalise un cauchemar urbain fait de chair et d’acier. Une véritable déflagration cinétique anarchiste poussant le body horror et le cyberpunk dans leurs derniers retranchements.
Dans un geste d’ouverture, Tsukamoto passe à la couleur pour cette suite plus charnelle et fétichiste du premier opus. Moins hermétique mais toujours viscéralement punk, Tetsuo II s’avère tout aussi indispensable et novateur que son prédécesseur.
Délaissant le cyberpunk pour une approche plus réaliste, Tsukamoto poursuit son exploration des corps et de leur (auto)destruction. Il en résulte un film inclassable et fiévreux, ôde à la puissance libératrice de la modification corporelle.
Tsukamoto investit le chanbara (film de sabres) pour livrer une passionnante réflexion sur la transmission et la violence comme instruments de domination. Privilégiant le drame à l'action pure, Killing rend hommage aux grands classiques du genre.
Ce film sensible sur l’amour perdu explore la dichotomie entre l’envie de se souvenir et le besoin d’oublier. Tsukamoto signe une œuvre de rupture dans sa filmographie, scellant la rencontre apaisée et toute en retenue du body horror et du mélodrame.
Ce thriller en faux semblants convoque le cinéma de David Lynch et de Brian De Palma. Insistant sur la composante libératrice de la sexualité, Tsukamoto construit un théâtre de perversité et de manipulation en vue de dynamiter le quotidien du couple.
Premier film de studio pour Tsukamoto, optant pour une approche plus traditionnelle de l’horreur ponctuée de changements de tons vertigineux à la Sam Raimi. Hiruko The Goblin s’impose comme la version cauchemardesque d’un film des studios Ghibli.
Un homme se réveille seul dans un labyrinthique boyau de pierre. Expérience sensorielle inédite, Haze cherche à faire ressentir physiquement et psychologiquement au spectateur les tourments du personnage, seul face à ses peurs les plus intimes.
Habitué des corps, Tsukamoto s'intéresse cette fois aux déchirements et aux souffrances psychologiques de l’âme de sa protagoniste. Libre et fou, Kotoko est un portrait de femme dissonant et morcelé, traversé par une profonde mélancolie.
En mêlant habilement petite et grande histoire, Tsukamoto signe une implacable réflexion sur la reconstruction et le deuil de tout un peuple. Entre Samuel Fuller et le Tombeau des lucioles, l’ultime mutation d’un cinéaste en constante évolution.
Au Japon, un riche médecin qui a refusé de soigner une lépreuse se laisse peu à peu entraîner dans un univers morbide, peuplé d'étranges hallucinations.
Rainer Werner Fassbinder transpose en Allemagne la trame du mélo classique hollywoodien Tout ce que le Ciel Permet. Un amour interracial impossible y est le coeur battant du film le plus beau, simple et accessible du cinéaste.
Portraitiste acéré des rapports de classe, Rainer Werner Fassbinder décrit la chute d’un couple miné par l’argent. Un film cruel et sarcastique, d’autant plus émouvant que Fassbinder joue lui-même l’amant trop sensible.
Dans un futur immédiat, une équipe de chercheurs tente de simuler des événements politiques qui pourraient se produire. Or, le directeur du labo se suicide.
Les doutes de Stiller se confirment quant au suicide du professeur Vollmer. L'équipement sophistiqué que constitue le simulacron pourrait menacer l'humanité.
Rainer Werner Fassbinder fait sa Nuit Américaine à la François Truffaut : un film sur le tournage d’un film, qui mesure tout le prix personnel à payer pour son art. Un captivant portrait de troupe, rêvant d’une utopie du vivre et travailler ensemble.
Le sommet de la collaboration entre Rainer Werner Fassbinder et Hanna Schygulla produit un mélodrame féministe et politique. Le destin d’une ambitieuse devient une puissante allégorie de l’Allemagne après-guerre.
Fan des mélodrames hollywoodiens des années 50 par Douglas Sirk (Tout ce que le Ciel permet), Rainer Werner Fassbinder en transpose l’esprit déchirant, mais en Allemagne. L’histoire d’un maraîcher incompris, racontée avec tendresse et lucidité.
Expédiant ses personnages pour un week-end claustrophobe en couple, Rainer Werner Fassbinder orchestre un jeu de massacre où chacun est un pion d’une grinçante partie de campagne. Une démonstration personnelle d’admiration pour le cinéma de Luis Buñuel et Ingmar Bergman.
XIXe siècle, en Allemagne. Une jeune femme contrainte d'accepter un mariage de raison s'éprend d'un officier, mais sa liaison finit par être découverte.
Rainer Werner Fassbinder adapte sa propre pièce, magnifiant visuellement son huis-clos exclusivement féminin. Une dissection sans merci des passions, de la vérité des sentiments et de l’oppression que l’on accepte par amour.
Par où commencer avec Rainer Werner Fassbinder (1945-1982)? “Ogre”, “enfant terrible” (titre d’un biopic qui lui est consacré en 2021), “Balzac allemand”, “l’ennemi de tout le monde”, “personnel et politique” : voilà les épithètes. Il y a aussi les chiffres : une quarantaine de films réalisés sur quinze ans (productivité impensable de nos jours), mais aussi deux séries télé et des mises en scène de théâtre. Une productivité unique dans le cinéma germanique et mondial, qui accoucha d’un univers – Fassbinder parlait de la “maison” bâtie par l’ensemble des films – à la fois divers et cohérent, parcouru par la même troupe d’acteurs (Hanna Schygulla mais pas que, et tous les autres) qui lui donne une étrange familiarité.
Orson Welles dépoussière Shakespeare mais préserve tout le drame de cette tragédie de la jalousie. Convoquant l’anxiété de l’expressionnisme allemand et le lyrisme du cinéma muet, il lui offre un écrin sublime et avant tout moderne.
Après la mort d'un des leurs, les ouvriers d'une grande usine de la Russie tsariste se mettent en grève. La situation ne tarde pas à dégénérer en affrontement.
A Brooklyn, dans les années 50, un petit garçon se retrouve seul dans les rues. Il erre pendant plus d'une journée à Coney Island, célèbre parc d'attractions.
Après avoir hésité à s'occuper d'un enfant sans abri, une veuve découvre peu à peu qu'elle l'aime comme son fils. Une oeuvre bouleversante proche de "Le Kid".
La famille Yoshi déménage d´Azabu pour s´installer dans la banlieue de Tokyo où le père a trouvé un nouvel emploi. Ryoichi (dix ans) et Keiji (huit ans) font l´école buissonnière et se lient avec Taro, le fils du patron de leur père. Premier sermon du père, le soir, pour qui « ce n´est pas ainsi qu´on devient des hommes importants ». Ce petit employé, soucieux des apparences, ne souhaite rien tant que de voir ses fils occuper une situation élevée. Mais ceux-ci sont d´une autre trempe et lorsqu´ils découvrent dans un film amateur que leur père, pour complaire à son patron, ne cesse de faire le pitre devant la caméra, ils quittent la séance furieux. De retour à la maison, ils apostrophent violemment celui-ci et décident, raidis dans leur dignité, qu´ils ne mangeront plus rien, si c´est à ces pitreries qu´ils doivent leur nourriture.
Pour protester contre leurs parents qui refusent d’acheter un téléviseur et leur ordonnent de se taire, deux frères décident de faire la grève de la parole.
Le Petit Fugitifest une œuvre fondatrice du cinéma indépendant américain, réalisée par un trio singulier : l’écrivain Ray Ashley et les photographes Ruth Orkin et Morris Engel, qui y insufflent leur pratique de la photographie de rue. Tourné en décors réels avec 30 000 dollars et un prototype de caméra portative à hauteur d’enfant, le film épouse le regard de Joey, 7 ans, en fugue car persuadé d’avoir tué son frère en jouant avec un fusil. Présenté au Festival de Venise en 1953, où il est salué par André Bazin et auréolé du Lion d’Argent, Le Petit Fugitif devient une influence pour la Nouvelle Vague française et inspire François Truffaut pour Les Quatre Cent Coups. 70 ans plus tard, Le Petit fugitif, possède toujours une aura unique.
Dans le tourbillon de la vie, Jeanne Moreau fut une icône, Jeanne Moreau fut une actrice, mais Jeanne Moreau fut aussi une réalisatrice. UniversCiné met en lumière le travail méconnu de metteuse en scène de cette immense figure du cinéma français, avec ses trois longs métrages : Lumière, Lillian Gish et L’Adolescente. Trois objets rares restaurés par Carlotta Films et présentés au Festival Lumière en 2022. Portraits de femmes variés, récits initiatiques, tant sous forme documentaire que fictionnelle, cette trilogie malgré elle est une exploration de Jeanne Moreau par Jeanne Moreau, femme et actrice. « Puisque tu veux être réalisatrice, tu vas être réalisatrice » lui dit un jour Orson Welles : découvrez ainsi le rôle le plus secret de Jeanne Moreau, dès maintenant dans l’abonnement.
Nommé dans une paroisse de Rome, Don Giulio, jeune prêtre, quitte la petite île où il officiait depuis dix ans. Il retrouve ses parents et ses vieux amis...
Michele Apicella, prof de maths, a une curieuse manie : épier de sa terrasse tous ses voisins et les mettre en fiche. Et plus particulièrement la belle Bianca.
A Rome, dans un atroce bidonville, une famille d'une vingtaine d'individus, sans foi ni loi, lorgne sur le magot que protège jalousement le patriarche.
Le Trio Héroique est composé de trois femmes: Tung, Wonder Woman, Chat, une mercenaire, et Ching, la femme invisible. Elles sont d'abord opposés les unes aux autres - la femme invisible kidnappe des nouveaux nés pour son maître maléfique, Tung essaye de résoudre l'affaire (plus efficacement que son mari policier qui ne connait pas son identité secrète), et Chat, ayant été à la solde du maître de Ching par le passé, essaye de vendre ses services et précieuses connaissances à la police. Mais les trois héroïnes ont en commun quelque chose qu'elles ignorent et qui les réunira bientôt.
Après une guerre nucléaire, un tyran prend le pouvoir en contrôlant les sources d'eau. Le trio héroïque va alors se reformer pour mettre fin à ses méfaits.
Dans la moiteur de la Louisiane, un motel perdu à la lisière des marais... Son propriétaire est le maître attentionné d´un animal de compagnie peu ordinaire !
Après son premier film devenu culte Easy Rider, Dennis Hopper essuie plusieurs refus de majors du fait de sa réputation de réalisateur imprévisible. C’est finalement Universal qui lui offre financement et liberté artistique pour son second opus. Avec un budget modeste, inférieur à un million de dollars, Hopper entend livrer une œuvre âpre et métafictionnelle, explorant les dérives d’un tournage de western. Mais la réalité dépasse la fiction. Les fêtes et les excès lors de la production créent des tensions avec Universal, qui désavoue le film et le retire de l’affiche deux semaines après sa sortie. Un échec commercial et critique, qui présage le déclin du Nouvel Hollywood. Objet maudit, film expérimental, The Last Movie n’en demeure pas moins un puissant témoignage de la portée politique du cinéma de Dennis Hopper et une violente diatribe contre le système hollywoodien qui permit sa création.