YOLNGU : littéralement, «le peuple». Ce terme est maintenant utilisé pour caractériser le groupe d'aborigènes de la presqu'île de la terre d'Arnhem, à l'extrême nord-est de l'Australie.
BALANDA : «les Blancs», un terme qui vient du mot «Hollandais», ceux-ci ont été en effet les premiers blancs à entrer en contact avec les aborigènes (Yolngus).
RAMINGINING : une petite ville de 800 aborigènes au nord de la terre d'Arnhem créée au début des années 70 lorsque la Mission de Millingimby devint surpeuplée. Des aborigènes de différentes régions ont été ainsi amenés à vivre ensemble, certains se trouvant très éloignés de leur terre d'origine. On compte 15 ou 16 clans et 8 langues différentes à Ramingining.
ARAFURA SWAMP : un marais qui s'étend sur 130 000 hectares pendant la saison des pluies, au sud-est de Ramingining. On y trouve d'innombrables variétés d'oiseaux ainsi que les plus gros crocodiles du monde.
GUMANG : une des variétés d'oiseaux du marais, c'est plus précisément une oie sauvage noire et blanche. Les Gumangs ont toujours été une importante source de nourriture pour les Yolngus.
LA COLLECTE DES OEUFS D'OIE : à la fin de la saison des pluies, après que les oies sauvages aient pondu leurs oeufs, des expéditions partaient pendant une semaine en canoës. Les oeufs étaient ramassés et les oies chassées pour leur viande.
LE RACHAT OU MAKARATTA : une forme rituelle de punition ou de rachat, généralement conduite par un maître de cérémonie. Les guerriers de la tribu offensée jettaient leurs lances sur le coupable présumé jusqu'à ce que le sang coule. La blessure pouvait être soit fatale, soit bénigne. Il arrivait qu'un partenaire soit désigné par le coupable, ils affrontaient alors les lances ensemble. Justice était rendue lorsque soit l'innocent, soit le coupable supposé, était touché. Dans de nombreuses régions, le rachat se limitait à transpercer avec une lance la jambe du coupable présumé.
LA DANSE DE LA MORT : une cérémonie qui accompagne les derniers jours d'un personne mourante. Les Yolngus se réunissaient et exécutaient une danse pour le mourant, afin de l'aider à rentrer en contact avec l'esprit de ses ancêtres. Parfois, le mourant exécutait cette danse luimême. La cérémonie se poursuivait en intermitence durant les 12 mois qui suivaient la mort.