Le film du dimanche soir... vous vous souvenez ? Celui de la séance de 23h00 sur une chaîne qui avait compris que pour lutter contre la boule au ventre pré-lundi matin, il fallait déplacer le centre des émotions quelques centimètres plus bas. C'est pour ressusciter cette glorieuse tradition, que la newsletter TTSO et SOONER, se sont associés pour vous proposer un de ces films gentiment libidineux ou carrément troublants (mais jamais explicites) pour vous remettre de la semaine passée ou vous faire oublier celle qui s'annonce. Chefs d'oeuvre ou navets, des films qu'on aime et qui, peut-être, vous donneront envie de (vous) aimer. Un dimanche soir, ou quand vous voulez. Enjoy !
Le Film du Dimanche Soir : La Reine Margot - Patrice Chéreau (1994)
Chéreau signe-là un opéra violent, baroque et puissant, basé sur l’horreur d’une situation et articulé autour de personnages, fétus de paille d’un mouvement qui les dépasse. Isabelle Adjani, Daniel Auteuil, Jean-Hugues Anglade ou Vincent Pérez semblent littéralement habités par leurs rôles.
Le Film du Dimanche Soir : Vingt Dieux - Louise Courvoisier (2024)
L’histoire dira ce qu’il reste dans un an des films et des acteurs distingués lors de l’édition 2025 des Césars (hier). Pour ce qui est de l’édition 2024, ce premier film qui gagna le prix de sa catégorie nous semble n’avoir rien perdu de la fraîcheur et de la sincérité qui lui valurent d’être primé. Quant à Maïwène Barthélémy, son interprète qui reçut le César de l’Espoir féminin, elle nous semble toujours être la démonstration de l’intérêt vital qu’aurait le cinéma français à refuser la consanguinité des castings de fils et filles de… Vingt Dieux que ce dimanche sera bon !
Chéreau signe-là un opéra violent, baroque et puissant, basé sur l’horreur d’une situation et articulé autour de personnages, fétus de paille d’un mouvement qui les dépasse.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.
Confirmant leur statut de cinéastes ambitieuses, les Wachowski transforment un manga des années 1960 en manifeste visuel pour les années 2000, ébouriffant hybride entre folles expérimentations formelles et ode à la culture pop.
Véritable tour de force esthétique utilisant la technique des papiers découpés, ce film d’animation s’impose comme une pièce majeure de l’histoire du cinéma. Une symphonie épique inspirée des Contes des 1001 Nuits et de l’expressionnisme allemand.
Lilly Hu réalise un premier long métrage délicat, dans la lignée de Fish and Elephant, incontournable du cinéma lesbien chinois. Caméra à l’épaule, elle part à l'assaut de deux cœurs errants dans Changsha, ville bouillonnante et inépuisable.
Parce que l’histoire de Cendrillon a connu bien des versions littéraires : celle de l’italien Giambattista Basile, celle du Français Charles Perrault et celle des Allemands les frères Grimm.
Une Anglaise rend visite à son frère, médecin dans l'armée d'occupation à Berlin et marié à une Allemande. Celle-ci entraîne sa belle-soeur dans Berlin-est...
Comme plusieurs films de Lotte Reiniger, celui-ci existe en deux versions : une première réalisée en Allemagne en 1935 et une seconde en Angleterre vingt ans plus tard.
Parce qu'on connait bien les adaptations de contes de Lotte Reiniger, mais on sait moins qu'elle a également plusieurs fois mis en images (et en ombres) des épisodes La Bible (ici un extrait de l'Évangile selon Saint Luc).
Parce que Lotte Reingier n'est pas la seule a avoir porté à l'écran le conte d'Hansel et Gretel : en 1982, il a aussi été adapté à la télévision américaine par Tim Burton.