Chers Mrs Powell and Pressburger,
J'ai eu récemment le plaisir de voir votre film Les Contes d'Hoffman. Vous ne m'en voudrez pas, je l'espère, de vous écrire ici la lettre d'un fan.
Depuis toujours, en effet, j'aime l'opéra. Et pourtant, les inconvénients physiques de la présentation scénique m'ont souvent dérangé... A dire vrai, il m'est difficile de me rappeler une seule production qui n'ait pas fait fortement appel à mon imagination. La seule bonne disposition d'esprit pour venir au théâtre était de se dire : "on ne peut pas tout avoir."
Or, vos Contes d'Hoffman prouvent aujourd'hui le contraire. Pour la première fois de ma vie, la présentation visuelle était à la hauteur de la beauté, de la puissance et de l'intention de l'opéra.
C'est pourquoi, je vous remercie pour votre courage et votre talent remarquables de nous montrer l'opéra tel qu'il n'existait jusqu'ici que dans l'esprit de ceux qui le faisaient.
Sincèrement vôtre,
Cecil B. DeMille