Une après-midi entière consacrée au centre Pompidou en forme d'appel à "Décoloniser l'imaginaire". A 16h, 18h45 et 20h45, trois séances où l'on pourra voir successivement : Algérie, année zéro réalisé par Marceline Loridan Ivens et Jean-Pierre Sergent, filmant à l'été 1962 les premiers jours de l'indépendance algérienne, suivi de Eldridge Cleaver, Black Panther, où William Klein dresse le portrait du "ministre de l'information" du groupe radical américain réfugié à Alger en 1969. Puis on verra un programme sur Angela Davis (avec une interview de Jean Genet en sa faveur, et un portrait de la militante américaine peu avant son arrestation pour conspiration et meurtre – accusations dont elle sera finalement acquittée. Enfin le troisième programme est uniquement composé du film de William Klein tourné également en 1969, Le Festival Panafricain d'Alger.
Autre rendez-vous à ne pas manquer : La Bocca del lupo, de Pietro Marcello, ou l'histoire malheureuse d'Enzo, bandit sicilien devant l'Eternel, sauvé des geôles de l'Enfer par l'amour et la poésie. (> à 19h15. Le film est également projeté vendredi 26 mars à 17h - séance suivie d'un débat - et samedi 27 à 13h.)
Et puis aussi (mais bien sûr on ne peut pas tout voir, surtout s'ils sont à la même heure) : Atlantiques de Mati Diop, un court-métrage interrogeant ce qui pousse un jeune homme de 20 ans à quitter sa famille et son pays pour se mesurer aux éléments, et Gauguin à Tahiti et aux Marquises, dans lequel Richard Dindo revient sur les dernières années de Gauguin fuyant l'industrialisation capitaliste qui détruira à son avis le monde. (> 13h30 - films suivis de débats) ; Le Bateau du père, de Clémence Hébert : un questionnement sur le rôle des films de famille, sur ce qu'ils fixent : L'harmonie ? l'unité familiale ? Comment rendre compte du deuil ? Filmer une expérience aussi intime et individuelle ? "J'étais dans ma chambre d’hôtel, personne ne voulait être filmé, j’ai dû prendre quelqu’un… c’était moi", raconte la réalisatrice. (>13h)