Avant de devenir réalisateur, Michael Crichton était romancier. Pour écrire ses nombreux best-sellers, du Mystère Andromède à Jurassic Park, il avait recours à une méthode : partir d'une base scientifique plausible à partir de laquelle il se surdocumentait. Il a adapté ce socle au cinéma, en voulant utiliser pour ses films, pour la plupart des récits d'anticipation, des techniques cinématographiques de pointes voire avant-gardistes.Si Mondwest, fut le premier film a faire appel aux images générées par ordinateur, Looker, fut en 1981, le...
Avant de devenir réalisateur, Michael Crichton était romancier. Pour écrire ses nombreux best-sellers, du Mystère Andromède à Jurassic Park, il avait recours à une méthode : partir d'une base scientifique plausible à partir de laquelle il se surdocumentait. Il a adapté ce socle au cinéma, en voulant utiliser pour ses films, pour la plupart des récits d'anticipation, des techniques cinématographiques de pointes voire avant-gardistes.Si Mondwest, fut le premier film a faire appel aux images générées par ordinateur, Looker, fut en 1981, le premier à intégrer un personnage virtuel, en images de synthèse. Cette virtualité étant d'ailleurs l'un des sujets centraux du film. Un chirurgien plastique y découvre que ses plus belles patientes sont mystérieusement assassinées. Sa propre enquête va le mener vers une étrange société de production qui manipule les esprits via des messages glissés dans des images subliminales.Au-delà de son pas d'avance sur des effets spéciaux qui sont depuis devenus monnaie courante dans le cinéma, la part prophétique de Looker est plus ahurissante en annonçant plus de vingt ans avant son avènement, une société ou l'image est devenue reine, ou les médias audiovisuels peuvent contrôler le pouvoir politique. Plus qu'une excellente série B, Looker est devenu à sa manière un manifeste, désormais plausible, contre ces dangers.
Avant de devenir réalisateur, Michael Crichton était romancier. Pour écrire ses nombreux best-sellers, du Mystère Andromède à Jurassic Park, il avait recours à une méthode : partir d'une base scientifique plausible à partir de laquelle il se surdocumentait. Il a adapté ce socle au cinéma, en voulant utiliser pour ses films, pour la plupart des récits d'anticipation, des techniques cinématographiques de pointes voire avant-gardistes.Si Mondwest, fut le premier film a faire appel aux images générées par ordinateur, Looker, fut en 1981, le premier à intégrer un personnage virtuel, en images de synthèse. Cette virtualité étant d'ailleurs l'un des sujets centraux du film. Un chirurgien plastique y découvre que ses plus belles patientes sont mystérieusement assassinées. Sa propre enquête va le mener vers une étrange société de production qui manipule les esprits via des messages glissés dans des images subliminales.Au-delà de son pas d'avance sur des effets spéciaux qui sont depuis devenus monnaie courante dans le cinéma, la part prophétique de Looker est plus ahurissante en annonçant plus de vingt ans avant son avènement, une société ou l'image est devenue reine, ou les médias audiovisuels peuvent contrôler le pouvoir politique. Plus qu'une excellente série B, Looker est devenu à sa manière un manifeste, désormais plausible, contre ces dangers.
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