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L'espion rohmérien et la sincérité du mensonge
Si la figure de l'espion n'est pas nouvelle chez le cinéaste, c'est toutefois la première fois que Rohmer met en...
La rédaction, 24/07/2014
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2004
Au printemps 2003, Eric Rohmer tourne Triple agent, son 22e et avant-dernier long métrage, juste après l’Anglaise et le Duc et juste avant les Amours d’Astrée et de Céladon. Il devait disparaître moins de sept ans plus tard, à l’âge de 89 ans.Nous sommes en 1936, à Paris où Fiodor, ancien général de l’armée tsariste, s’est réfugié au début de la révolution bolchevique en compagnie de sa femme, une artiste peintre grecque prénommée : Arsinoé. Membre d’une association tsariste de militaires russes blancs, Fiodor ne cache pas qu’il est, aussi, un...
Arsinoé vit avec Fiodor, un "Russe blanc" dans le Paris de 1936, alors que le Front populaire et la Guerre d'Espagne agitent les esprits. Mais les communistes russes, eux, n'en ont pas fini et commencent à "purger" leur pays... Et Fiodor n'est pas très clair sur son implication : il finit par avouer être un agent double, et même triple. Mais cette vérité est encore plus trouble... Librement inspiré d'une histoire réelle, non totalement élucidée, "Triple Agent" est un récit d'espionnage vertigineux autant qu'un conte moral (signé Eric Rohmer, on ne saurait s'en étonner) sur la dissimulation et le mensonge.
Arsinoé vit avec Fiodor, un "Russe blanc" dans le Paris de 1936, alors que le Front populaire et la Guerre d'Espagne agitent les esprits. Mais les communistes russes, eux, n'en ont pas fini et commencent à "purger" leur pays... Et Fiodor n'est pas très clair sur son implication : il finit par avouer être un agent double, et même triple. Mais cette vérité est encore plus trouble... Librement inspiré d'une histoire réelle, non totalement élucidée, "Triple Agent" est un récit d'espionnage vertigineux autant qu'un conte moral (signé Eric Rohmer, on ne saurait s'en étonner) sur la dissimulation et le mensonge.
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