Dossier
JUDIT ELEK
Ces dernières années, les nombreuses rétrospectives permises par le travail de restauration (ici celui du Hungar...
Robin Vaz, 01/03/2026
Un cadavre remonte à la surface d’un fleuve : ce motif lancinant, qui traverse Mémoires d’un fleuve, symbolise le geste politique de Judit Elek, faisant ressurgir l’antisémitisme latent qui gangrène la société hongroise. À partir du procès de Tiszaeszlár, la cinéaste compose un film de visages et de paysages, empreint d’un lyrisme vibrant pourtant hanté par une ombre mortifère : les germes des tragédies du XXᵉ siècle y sont déjà semés.
1882. Une vague d'antisémitisme déferle sur l'Europe. Près de la frontière russe, David Hersko et ses compagnons, juifs ou chrétiens orthodoxes, sont accusés d'avoir été soudoyés par les Juifs de Tiszaeszlar pour travestir un meurtre. Torturés, ils avoueront pour la plupart un fait qu'ils n'ont pas commis.
1882. Une vague d'antisémitisme déferle sur l'Europe. Près de la frontière russe, David Hersko et ses compagnons, juifs ou chrétiens orthodoxes, sont accusés d'avoir été soudoyés par les Juifs de Tiszaeszlar pour travestir un meurtre. Torturés, ils avoueront pour la plupart un fait qu'ils n'ont pas commis.
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