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Justine Malle : " Ce n'est pas un film sur mon père..."
Dans Jeunesse, la réalisatrice va puiser dans les souvenirs de Justine de quoi forger le personnage de Juliette....
La rédaction, 03/10/2013
« J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie, » a écrit Paul Nizan dans Aden-Arabie. Un constat sans appel que ferait sans doute sien Justine Malle, la réalisatrice Jeunesse, où elle évoque un moment sensible de sa vie. Justine Malle a eu vingt ans en 1995. Elle prépare alors le concours d’entrée à Normale Sup et entame une relation amoureuse compliquée avec un jeune étudiant. Alors qu’elle fait son entrée dans l’âge adulte et s’apprête à « couper...
J’avais vingt ans en 1995, l’année de la mort de mon père, le cinéaste Louis Malle. J’étais en khâgne. Au moment même où je commençais à tomber amoureuse d’un garçon de ma classe et à rejeter l’influence de mon père, sont apparus chez lui les premiers symptômes d’une maladie. J’étais terrassée, autant par le choc de la nouvelle que par la certitude d’en être à l’origine avec mes velléités d’indépendance. Le sentiment de culpabilité que j’éprouvais m’a fait agir de façon inappropriée. Ma violente honnêteté d’alors incarne pour moi une certaine idée de la jeunesse...
J’avais vingt ans en 1995, l’année de la mort de mon père, le cinéaste Louis Malle. J’étais en khâgne. Au moment même où je commençais à tomber amoureuse d’un garçon de ma classe et à rejeter l’influence de mon père, sont apparus chez lui les premiers symptômes d’une maladie. J’étais terrassée, autant par le choc de la nouvelle que par la certitude d’en être à l’origine avec mes velléités d’indépendance. Le sentiment de culpabilité que j’éprouvais m’a fait agir de façon inappropriée. Ma violente honnêteté d’alors incarne pour moi une certaine idée de la jeunesse...
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2013
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