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1975
Tour de passe, prestidigitation, imitation : c’est le destin d’un faussaire qui est évoqué dans « Vérité et Mensonges » (1973) du grand Orson Welles. Il y a du génie dans l’art de l’imposture, celle d’un peintre qui peint aussi bien que les maîtres qu’il copie. Mais c’est aussi l’art du cinéma que de travestir, provoquer l’illusion, donner à croire. A la manière des poupées russes, dans et hors le film, le cinéaste s’offre une méditation ironique sur le Septième Art et signe une œuvre qui n’est ni tout à fait une fiction, ni tout...
Déguisé en prestidigitateur, Orson Welles déclare, sur un quai de gare, face à la caméra de François Reichenbach, qu'il va dire toute la vérité sur Elmyr de Hory, l'un des plus grands faussaires au monde. Celui-ci peignait des Matisse, des Monet ou des Picasso, certifiés comme authentiques par les plus grands experts. Double équivoque du cinéaste, il rejoint la galerie des différents mystificateurs que Welles affectionne : Clifford Irving, son biographe, ou le milliardaire Howard Hughes, dont toute la vie apparaît comme une gigantesque illusion. Qu'il déguste un homard, qu'il parle de l'écroulement des civilisations devant la cathédrale de Chartres, ou qu'il fasse des tours de prestidigitation, Orson Welles reste égal à lui-même en dressant, avec humour, son testament, marqué par un secret désespoir...
Déguisé en prestidigitateur, Orson Welles déclare, sur un quai de gare, face à la caméra de François Reichenbach, qu'il va dire toute la vérité sur Elmyr de Hory, l'un des plus grands faussaires au monde. Celui-ci peignait des Matisse, des Monet ou des Picasso, certifiés comme authentiques par les plus grands experts. Double équivoque du cinéaste, il rejoint la galerie des différents mystificateurs que Welles affectionne : Clifford Irving, son biographe, ou le milliardaire Howard Hughes, dont toute la vie apparaît comme une gigantesque illusion. Qu'il déguste un homard, qu'il parle de l'écroulement des civilisations devant la cathédrale de Chartres, ou qu'il fasse des tours de prestidigitation, Orson Welles reste égal à lui-même en dressant, avec humour, son testament, marqué par un secret désespoir...
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