Olivier Séguret n'a vraiment découvert Godard qu'à la sortie de Sauve qui peut (la vie) (1978), présenté par le cinéaste comme son "second premier film", son chef d'œuvre selon le journaliste. Pour l'un comme pour l'autre et pour des raisons différentes, la vie n'a plus été la même ensuite.
Pas une monographie, pas une étude ni une exégèse, Godard vif est un journal des derniers mois passés à Libération, sur fond d'une crise sans précédent pour le quotidien. Alors qu'on lui demande de rédiger la nécrologie du maître, Olivier Séguret s'interroge quant à son avenir à Libé. Les souvenirs remontent : Daney, qui l'embaucha, Bourdieu qu'il fit déjeuner avec Godard et les grandes unes nécrologiques, aux allures d'affiches et où l'on appelle les idoles par leur prénom. Se fait alors sentir le besoin de retourner voir le réalisateur, à Rolle, comme on se rend chez la Pythie...
Godard vif est disponible depuis le 6 avril chez G3J éditeur