"De la prison à la liberté... De l’enfermement étouffant à l’euphorie de se sentir appartenir à quelque chose de beaucoup plus grand, de bien plus impressionnant que le simple fait de faire des réserves dè nourriture ou de fantasmer sur une femme iranienne à moitié nue tirant au hasard sur la foule... Ce sont quelques sensations que j’ai voulu faire partager en réalisant Interieur/Extérieur." Yousry Nasrallah (Interieur/Extérieur)
"Lorsque Fadi Fahim a émis l'idée de tourner 10 chapitres sur la révolution, j'ai immédiatement appelé Yousry Nasrallah. L'étincelle s'est allumée, inspirée par Tahrir, par une grande révolution. Pour la première fois, nous avions la chance de pouvoir saisir nos émotions nos expériences avec une liberté totale. Quand je pense à ces 18 jours, je pense à ce que nous sommes capables de faire, à cette ferveur qui a inspiré le monde entier, je pense qu'il y a des gens qui ont donné leur vie pour nous permettre de vivre une vie meilleure. (...)" Marwan Hamed (1919)
"Le cinéma a toujours été un jeu pour moi. Je ne l’ai jamais étudié, j’ai simplement regardé des films et ressenti le besoin d’en réaliser. 18 jours a été la suite logique de ce jeu. J’ai travaillé avec des personnes qui ont toujours été pour moi une source d’inspiration. Comment résumer ce que nous avons vécu jour et nuit, au cœur d’une situation exceptionnelle, dans un film de seulement 10 minutes ? Mon idée fut de réaliser Fenêtre. Film sans dialogue, l’action se déroule dans une seule et même pièce où le personnage observe ce qui se passe et ce qui risque d’arriver". Ahmad Abdalla (Fenêtre)
"J'étais heureux de participer à la réalisation de 18 Jours, d’être au coeur de ces changements et de ce mouvement collectif... et ce n'est que le commencement". Ahmed Alaa (Asharf Seberto)
"Réaliser 18 Jours si tôt après le renversement de Moubarak fut un parfait exutoire aux événements déstabilisants que la plupart des Égyptiens et moi-même avons vécu. Mon film Tahrir 2/2 raconte l'histoire de deux personnes qui prirent part à "la bataille du chameau". Lors de ces affrontements, des "voyous" furent recrutés par l'ancien régime pour attaquer les manifestants à Tahrir. Ce jour-là, des vies furent perdues dans les deux camps.Inspiré d'une histoire vraie, j'ai écrit ce film pour montrer l'envers du décor. Je voulais expliquer que tout n'est pas blanc ou noir et que certains de ces "voyous" furent aussi des victimes de ce même système qui a détruit des générations entières de notre pays pendant plus de 30 ans."Mariam Abou Ouf (Tahrir 2.2)
"Ce film n'est pas sur la révolution, il s'en est inspiré.J'ai préféré prendre mes distances par rapport à cette révolution pour en faire un film. Je suis resté à distance des lieux, de ces instants, des fouies, de la lumière du jour, des balles et des millions de manifestants dans les rues. Je suis resté à distance du Caire.J'ai décidé de rendre hommage à la ville de Suez et de parler des gens passifs. J'ai choisi ce vieil homme qui n'a pas participé au soulèvement et qui ne vivra pas assez longtemps pour en connaître les bénéfices. Ces événements l'affecteront pourtant profondément cette nuit-là. C'est l'effet papillon." Sherif Elbendary (Couvre-feu)
"Le film a été réalisé dans un café près de la place Tarhir, le café même que les révolutionnaires utilisaient comme base arrière pour se reposer, entreposer des vivres, attendre des nouvelles. Ce lieu a été le témoin direct de tous les événements pendant les 18 jours de la révolution." Mohammed Ali (Quand le déluge survient)