La vie n’est pas toujours simple, mes amis ! En juillet 2006, une petite calamité survient. Le tournage du film, prévu pour le mois suivant, est reporté à une date incertaine.

Il manque de l’argent à la production pour un scénario exigeant d’être tourné à l’intérieur du Portugal pendant les fêtes du mois d’août, et des options de casting du réalisateur. Rapidement remis du choc, celui-ci décide de partir sur le terrain avec une caméra 16 mm et une équipe composée de cinq éléments – petite mais brave ! – et filmer tout ce qui lui semblait digne d’être enregistré, se compromettant à recomposer la fiction en conformité.

Cette histoire et celles qui l’ont suivies, vous pourrez les retrouver dans le film ; bien que, par amour de la vérité, on se doit de reconnaître que les apparences sont trompeuses et que certains réalisateurs ont une tendance à la mystification.

Documentaire ? Fiction ? Au milieu de ce film, on voit un pont : le pont roman de Coja sur la rivière Alva, duquel se jette Paulo « Meunier ». Sans vouloir me faire passer pour Confucius, je dirais que depuis n’importe lequel des bords que le pont relie, on peut voir parfaitement l’autre. Et que la rivière est toujours la même.