Etat des lieux d'une Argentine sinistrée et d'une Amérique du Sud se remettant à peine des dictatures encore récentes, Le Voyage, splendide visuellement, est jugé aujourd'hui avec sévérité par Fernando Solanas. Il dit ici quelles difficultés il a toujours rencontrées à produire ses films et comment l'âge, l'isolement et le contexte politique l'ont poussé à réaliser des documentaires, caméra au poing et au plus près du peuple, comme à l'époque de L'Heure des Brasiers.