Il fut aussi, à l'occasion scénariste (pour la télévision, il signa le très célèbre feuilleton Janique aimée, dans les années 60), acteur improvisé, romancier sur le tard (Les Nuits de juillet, 1991) mais sa grande passion , le cinéma, est indissociable de son ouvrage, à la fois érudit et très personnel La France de Pétain et son cinéma (1981, réédité chez Ramsay en 2002).
Fasciné par les films dès son enfance, à Troyes, Jacques Siclier s'est imprégné, dès l'origine, d'un cinéma exclusivement français, puisqu'alors, pendant la guerre, les produits américains étaient bannis. L'arrivée des Darrieux, Gabin, Harry Baur... dans son enfance puis son adolescence forgent son goût pour un art dont la portée sociale et collective prend des résonances intimes.
Jacques Siclier est décédé le 8 novembre 2013 à l'âge de 86 ans.
Universciné a souvent repris des extraits de ses excellentes analyses où il présente avec précision les enjeux de films qui allient souvent une forme accessible à tous sans négliger la complexité des thèmes et des personnages. Voici huit films que recommandait Jacques Siclier et dont vous pouvez retrouver en partie sa pensée critique :
Le Sacrifice (1986) de Andrei Tarkovski
Lili Marleen (1981) de R.W. Fassbinder
La Bête (1975) de Walerian Borowczyk
Le Jardin qui bascule (1974) de Guy Gilles
La Clepsydre (1972) de W. Has
Gare centrale (1958) de Yousssef Chahine
Falbalas (1944) de Jacques Becker
Les Inconnus dans la maison (1941) de Henri Decoin