SOONER
Point de chute

Genres

Durée (en min)

78

Versions

VF

Année de production

1970

Treizième long métrage de Robert Hossein depuis Les salauds vont en enfer, Point de chute, tourné en 1970, est une œuvre à part dans sa filmographie de cinéaste, marquée par l’univers du polar. Il est bien question de trois gangsters, d’un kidnapping, d’une séquestration et d’une rançon, mais ces ingrédients soutiennent une tragédie amoureuse. « Cela pourrait ressembler à Roméo et Juliette 70. Un garçon et une fille que tout sépare, se découvrent, s’aiment, et s’enfuient jusqu’à la mort, chacun bravant son milieu », explique-t-il à la sortie...

Synopsis

Treizième long métrage de Robert Hossein depuis Les salauds vont en enfer, Point de chute, tourné en 1970, est une œuvre à part dans sa filmographie de cinéaste, marquée par l’univers du polar. Il est bien question de trois gangsters, d’un kidnapping, d’une séquestration et d’une rançon, mais ces ingrédients soutiennent une tragédie amoureuse. « Cela pourrait ressembler à Roméo et Juliette 70. Un garçon et une fille que tout sépare, se découvrent, s’aiment, et s’enfuient jusqu’à la mort, chacun bravant son milieu », explique-t-il à la sortie de film. Hossein filme le huis-clos entre une lycéenne et le ravisseur chargé de la surveiller jusqu’à l’obtention de la rançon. Une fille de la haute société et un petit délinquant aux abois, d’origine roumaine. Ce que montre Hossein, par contraste, est la décrépitude d’un vieux monde rongé par l’avidité et les conventions, autant du côté de la bourgeoisie, personnifiée par le visage figé de Jacques Castelot, que des truands sans états d’âme, comme Hossein lui-même. Ce qui réunit les deux protagonistes cloîtrés dans un décor désolé de bord de mer est leur jeunesse, un ferment subtil de révolte contre le déterminisme social. La magnifique idée du cinéaste est d’offrir à Johnny Hallyday le rôle du ravisseur amoureux et mutique. Lequel n’a jusqu’alors incarné que son propre personnage d’idole des jeunes, aussi bien dans D’où viens-tu Johnny et A tout casser, que dans l’univers du western européen avec Le Spécialiste de Corbucci. Le chanteur a parfaitement conscience de l’enjeu : « Je pense, affirme-t-il, que ce film marquera les vrais débuts de ma carrière cinématographique. Je vais essayer de prouver quelque chose, de montrer un autre visage de moi-même. » Un visage qui passe d’abord par les yeux du rocker, profondément bleus derrière le masque qu’il doit porter devant sa victime. Hossein crée le trouble avec les yeux et la voix de Johnny.

Synopsis

Treizième long métrage de Robert Hossein depuis Les salauds vont en enfer, Point de chute, tourné en 1970, est une œuvre à part dans sa filmographie de cinéaste, marquée par l’univers du polar. Il est bien question de trois gangsters, d’un kidnapping, d’une séquestration et d’une rançon, mais ces ingrédients soutiennent une tragédie amoureuse. « Cela pourrait ressembler à Roméo et Juliette 70. Un garçon et une fille que tout sépare, se découvrent, s’aiment, et s’enfuient jusqu’à la mort, chacun bravant son milieu », explique-t-il à la sortie de film. Hossein filme le huis-clos entre une lycéenne et le ravisseur chargé de la surveiller jusqu’à l’obtention de la rançon. Une fille de la haute société et un petit délinquant aux abois, d’origine roumaine. Ce que montre Hossein, par contraste, est la décrépitude d’un vieux monde rongé par l’avidité et les conventions, autant du côté de la bourgeoisie, personnifiée par le visage figé de Jacques Castelot, que des truands sans états d’âme, comme Hossein lui-même. Ce qui réunit les deux protagonistes cloîtrés dans un décor désolé de bord de mer est leur jeunesse, un ferment subtil de révolte contre le déterminisme social. La magnifique idée du cinéaste est d’offrir à Johnny Hallyday le rôle du ravisseur amoureux et mutique. Lequel n’a jusqu’alors incarné que son propre personnage d’idole des jeunes, aussi bien dans D’où viens-tu Johnny et A tout casser, que dans l’univers du western européen avec Le Spécialiste de Corbucci. Le chanteur a parfaitement conscience de l’enjeu : « Je pense, affirme-t-il, que ce film marquera les vrais débuts de ma carrière cinématographique. Je vais essayer de prouver quelque chose, de montrer un autre visage de moi-même. » Un visage qui passe d’abord par les yeux du rocker, profondément bleus derrière le masque qu’il doit porter devant sa victime. Hossein crée le trouble avec les yeux et la voix de Johnny.

Réalisation

Robert Hossein

Genres

Durée (en min)

78

Année de production

1970

Versions

VF

Pays

France