En réalisant Nuits Blanches, Luchino Visconti termine le virage qu’il avait entamé en 1954 avec Senso, son premier film en couleurs. Son mélodrame en costumes indiquait un changement drastique dans sa carrière : il abandonnait le néoréalisme qui avait fait son succès. L’échec financier étant total, le cinéaste est repassé au noir et blanc et à un budget nettement moins conséquent pour Nuits Blanches, son film porté par Marcello Mastroianni et Maria Schell. Mais celui-ci n’est pas un retour en...
En réalisant Nuits Blanches, Luchino Visconti termine le virage qu’il avait entamé en 1954 avec Senso, son premier film en couleurs. Son mélodrame en costumes indiquait un changement drastique dans sa carrière : il abandonnait le néoréalisme qui avait fait son succès. L’échec financier étant total, le cinéaste est repassé au noir et blanc et à un budget nettement moins conséquent pour Nuits Blanches, son film porté par Marcello Mastroianni et Maria Schell. Mais celui-ci n’est pas un retour en arrière : il constitue une rupture totale avec les codes de son cinéma. Visconti confirme avec cette adaptation du roman de Dostoïevski que le néoréalisme est derrière lui. Vainqueur du Lion d’Argent à la Mostra de Venise, Visconti renoue avec le succès critique et permet à Mastroianni de lancer sa carrière pour devenir l’icône qu’on connaît. Dès l’ouverture du long-métrage, alors que Mario vient de terminer de dîner avec la famille de son patron, le travail du docteur de la photographie Giuseppe Rotunno frappe. Les sources de lumières sont partout, alors même que les rues de Livourne s’éteignent peu à peu : les volets se ferment et les fêtards rentrent chez eux pour laisser leur place aux habitants de la nuit, à commencer par un chien errant auquel Mario s’attache.
En réalisant Nuits Blanches, Luchino Visconti termine le virage qu’il avait entamé en 1954 avec Senso, son premier film en couleurs. Son mélodrame en costumes indiquait un changement drastique dans sa carrière : il abandonnait le néoréalisme qui avait fait son succès. L’échec financier étant total, le cinéaste est repassé au noir et blanc et à un budget nettement moins conséquent pour Nuits Blanches, son film porté par Marcello Mastroianni et Maria Schell. Mais celui-ci n’est pas un retour en arrière : il constitue une rupture totale avec les codes de son cinéma. Visconti confirme avec cette adaptation du roman de Dostoïevski que le néoréalisme est derrière lui. Vainqueur du Lion d’Argent à la Mostra de Venise, Visconti renoue avec le succès critique et permet à Mastroianni de lancer sa carrière pour devenir l’icône qu’on connaît. Dès l’ouverture du long-métrage, alors que Mario vient de terminer de dîner avec la famille de son patron, le travail du docteur de la photographie Giuseppe Rotunno frappe. Les sources de lumières sont partout, alors même que les rues de Livourne s’éteignent peu à peu : les volets se ferment et les fêtards rentrent chez eux pour laisser leur place aux habitants de la nuit, à commencer par un chien errant auquel Mario s’attache.
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