90
1972
Liza est un film franco-italien réalisé en 1972 par Marco Ferreri. Inspiré d’un roman d’Ennio Flaiano coadapté par Ferreri et Jean-Claude Carrière, l’argument est des plus simples : Liza, une jeune femme frivole, surgit dans la vie recluse de Giorgio, un riche dessinateur qui s’est retiré sur une ile avec son chien, Melampo. A la mort du chien, Liza s’empare de son collier, l’attache à son cou et se comporte comme une chienne, autant docile que joueuse. La Cagna, en italien « La chienne », est le titre...
Giorgio a choisi de vivre dans la solitude sur une petite île, avec son chien Melampo. Lorsque Liza, bourgeoise toute de blanc vêtue, s'échappe d'un bateau et se réfugie sur l'île, son équilibre est troublé. Liza prend peu à peu la place de Melampo. Le couple s'unit dans l'animalité, hors de toute société, tentant de réinventer le désir et l'amour face à la nudité du monde... Deux ans avant "La Grande bouffe", Ferreri tournait ainsi le premier film-matrice d'une série de contes à la morale bouleversée. Comme auparavant, il filme des couples en proie à l'intensité de leurs désirs sexuels ("Le Lit conjugal"), l'horizon de la mer ("Dillinger est mort" — tout y commence et on rêve d'y finir) et les utopies à conquérir ("L'Audience"), mais "Liza" introduit l'amour comme une nouvelle donne, jusque là sous-jacente, que le couple lumineux Deneuve/Mastroianni transcende... nous suggerant, pourtant, qu'il n'est qu'un leurre.
Giorgio a choisi de vivre dans la solitude sur une petite île, avec son chien Melampo. Lorsque Liza, bourgeoise toute de blanc vêtue, s'échappe d'un bateau et se réfugie sur l'île, son équilibre est troublé. Liza prend peu à peu la place de Melampo. Le couple s'unit dans l'animalité, hors de toute société, tentant de réinventer le désir et l'amour face à la nudité du monde... Deux ans avant "La Grande bouffe", Ferreri tournait ainsi le premier film-matrice d'une série de contes à la morale bouleversée. Comme auparavant, il filme des couples en proie à l'intensité de leurs désirs sexuels ("Le Lit conjugal"), l'horizon de la mer ("Dillinger est mort" — tout y commence et on rêve d'y finir) et les utopies à conquérir ("L'Audience"), mais "Liza" introduit l'amour comme une nouvelle donne, jusque là sous-jacente, que le couple lumineux Deneuve/Mastroianni transcende... nous suggerant, pourtant, qu'il n'est qu'un leurre.
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