Présenté en séance spéciale hors compétition lors du Festival de Cannes 2014, Les Ponts de Sarajevo est une œuvre collective produite dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale. Centré autour de la ville de Sarajevo, chaque segment de ce film est relié par de courtes séquences d’animation aux teintes sépia qui travaillent la figure du pont avec bras tendus, mains reliées ou livres assemblés, signées par François Schuitten et Mata Almeida. Parmi les treize réalisateurs, le seul vétéran du cinéma est Jean-Luc Godard, qui livre un...
Présenté en séance spéciale hors compétition lors du Festival de Cannes 2014, Les Ponts de Sarajevo est une œuvre collective produite dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale. Centré autour de la ville de Sarajevo, chaque segment de ce film est relié par de courtes séquences d’animation aux teintes sépia qui travaillent la figure du pont avec bras tendus, mains reliées ou livres assemblés, signées par François Schuitten et Mata Almeida. Parmi les treize réalisateurs, le seul vétéran du cinéma est Jean-Luc Godard, qui livre un court (et un cours) magistral et conceptuel, engagé et littéraire autour de l’image et du mensonge, reprenant certains éléments de son court métrage de 1993, Je vous Salue Sarajevo. Tous les autres réalisateurs font partie de la jeune génération et n’ont que quelques films à leur actif, comme la portugaise Teresa Villaverde (Os Mutantes, Transe), le documentariste italien Saverio Di Costanzo, la comédienne et réalisatrice française Isild Le Besco (Charly, Bas fonds)… Il y a du noir et blanc et de la couleur, de la fiction et du documentaire, des images arrêtées et du mouvement, des rêveries et des cauchemars. Ces treize regards, si différents, ces treize manières de raconter si hétéroclites forment un tout ambitieux, un kaléïdoscope d’émotions, forcément inégales mais toujours nourries. La réflexion que génère la vision des Ponts de Sarajevo, au-delà des qualités cinématographiques, est essentielle car ce film lutte contre l’oubli et nous ouvre grands les yeux.
Présenté en séance spéciale hors compétition lors du Festival de Cannes 2014, Les Ponts de Sarajevo est une œuvre collective produite dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale. Centré autour de la ville de Sarajevo, chaque segment de ce film est relié par de courtes séquences d’animation aux teintes sépia qui travaillent la figure du pont avec bras tendus, mains reliées ou livres assemblés, signées par François Schuitten et Mata Almeida. Parmi les treize réalisateurs, le seul vétéran du cinéma est Jean-Luc Godard, qui livre un court (et un cours) magistral et conceptuel, engagé et littéraire autour de l’image et du mensonge, reprenant certains éléments de son court métrage de 1993, Je vous Salue Sarajevo. Tous les autres réalisateurs font partie de la jeune génération et n’ont que quelques films à leur actif, comme la portugaise Teresa Villaverde (Os Mutantes, Transe), le documentariste italien Saverio Di Costanzo, la comédienne et réalisatrice française Isild Le Besco (Charly, Bas fonds)… Il y a du noir et blanc et de la couleur, de la fiction et du documentaire, des images arrêtées et du mouvement, des rêveries et des cauchemars. Ces treize regards, si différents, ces treize manières de raconter si hétéroclites forment un tout ambitieux, un kaléïdoscope d’émotions, forcément inégales mais toujours nourries. La réflexion que génère la vision des Ponts de Sarajevo, au-delà des qualités cinématographiques, est essentielle car ce film lutte contre l’oubli et nous ouvre grands les yeux.
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