Dans les années 1980, la Colombie est en plein chaos. Dans ce contexte difficile et dangereux, le docteur Héctor Abad Gômez enseigne à l'Université de Medellin et travaille dans les quartiers populaires de la ville...
Une ligne, le RER B, traversée du nord vers le sud. Un voyage à l’intérieur de ces lieux indistincts que l’on appelle la banlieue, où chacun est la pièce d’un ensemble qui compose un tout. Un possible « Nous ».
Le cinéaste irakien Abbas Fahdel nous plonge pendant deux ans dans le quotidien de sa famille peu avant la chute de Saddam Hussein, puis au lendemain de l’invasion américaine de 2003.
Lors d'une escale à Brest, le marin Querelle séduit tous ceux qu'il vient à croiser. De proche en proche, il fascine toute une nébuleuse interlope qui fréquente le plus grand bouge de la ville. Il va même jusqu'à charmer la maîtresse de son propre frère.
Un accueil de nuit. Des voix alcoolisées. Nous suivons un homme, à son invitation, dans les ruelles d'une vieille ville. Il parle de la rue, de l'alcool, des difficultés à tenir ses choix dans un contexte hostile, du film en train de se faire, de ses rêves. La parole est rythmée par la marche. Ce film a obtenu une mention du jury des bibliothèques au Festival Cinéma du Réel 2015.
Dans une cité du sud d’Alger, au milieu des années 1990, Djaber et Yamina sont voisins mais ne se connaissent pas. Pour l’un comme pour l’autre, il est si difficile de se rencontrer entre filles et garçons qu’ils ont presque cessé d’y croire. En quelques jours pourtant ce qui n’était jusque là qu’une violence sourde et lointaine éclate devant eux, modifiant à jamais leurs destins.
Dans un camp humanitaire ouvert à Paris, des réfugiés sont en transit. Dans ce centre de "premier accueil", ils se reposent de la rue où ils ont échoué à leur arrivée en France. Mais déjà, ils doivent affronter la Préfecture.
Trente ans plus tard, je me rends à Macao. J’ai reçu un mail à Lisbonne de Candy, une amie dont je n’avais plus de nouvelles depuis longtemps. Elle disait s’être encore aventurée avec les mauvais garçons et me priait de venir à Macao où se passaient des “choses effrayantes”. J’approche de Macao à bord du ferry qui me fera remonter dans le temps, jusqu’à la période la plus heureuse de ma vie...
Né d'un fait divers, le film relate les trajectoires parallèles d'une jeune femme et de la société capitaliste. Entre autres, la même soumission aux lois de la prostitution. Un Godard pré-68 sociologique explosé par la poésie du cinéma.
Amanda et Jake ont la vingtaine et veulent commencer une nouvelle vie ensemble à Los Angeles. Rien ne se passe comme prévu pour le jeune couple. Leur première journée dans la Cité des Anges va les emmener de déconvenues en surprises d’un bout à l’autre de la ville. Le film a été défendu par l'ACID, en 2018.
Pauline est une infirmière à domicile et mère célibataire, entre Lens et Lille. Tous ses patients l'aiment et comptent sur elle. Profitant de sa popularité, les dirigeants d’un parti extrémiste lui propose d’être leur candidate aux prochaines municipales.
New York, fin des années 80. Bobby gère une discothèque. Avec l'explosion du trafic de drogue, la mafia étend son influence sur le monde de la nuit. S'il veut continuer son ascension, Bobby doit cacher ses liens avec sa famille. Seule sa petite amie, Amada sait que son frère et son père sont des membres éminents de la police de New-York. Il va bientôt falloir choisir son camp.
La révolte gronde à Rahatlocum, colonie romaine d'Afrique du Nord. Les folies de César coûtent cher à la cité qui l'accueille pendant ses vacances. Guidés par le garagiste Ben Hur Marcel, les commerçants manifestent devant la porte du consul Demetrius. Celui-ci fait arrêter Marcel et décide, pour justifier une répression de grande envergure, de fomenter un faux complot contre César.
Deux jeunes frères syriens pétris d’espoir décident de partir refaire leurs vies dans des villes étrangères. Ils laisseront tout derrière eux, sauf leur infinie soif de vie, leur détermination, leur humour et leur désir d’un avenir meilleur.
Labidi est un jeune d’aujourd’hui : il va de petites magouilles en jobs d’appoint, habite en colocation dans une chambre de bonne et se rêve écrivain. Mais sa rencontre avec Elisa l’oblige à repenser son train de vie au-dessus de ses moyens.
Dans un décor architectural, graphique et sonore, gigantesque construction de béton, se raconte la vie des hommes de chantier, passionnés, sensibles et drôles. Malgré la fatigue, les intempéries, malgré le danger, les impondérables, les accidents... Ils sont portés par un seul et même objectif. En même temps que se construit leur ouvrage se joue un fabuleux théâtre de l'humain.
Max ne rêve pas de faire des murs végétaux pour des hôtels cinq étoiles. Paysagiste tenace, engagé mais acculé, il se bat pour créer un jardin sauvage, sans clôture, en plein centre-ville d'une métropole : une zone végétale ouverte à tous.
L'école est finie et il y a de l'agitation dans l'air. La ville n'est plus la même, le monde change et lui aussi. Parmi sa famille et ses amis, Vicente vit avec impatience les premiers jours de l'été et le début d'une nouvelle vie.
Un Américain et un Portugais jouent au poker pour le gain d'une île qui n'existe que dans leurs rêves, leurs souvenirs et leurs spéculations... L'auteur des "Trois couronnes du matelot" et "Le Temps retrouvé" a improvisé le tournage comme une expérience : les principes de la série B s'y appliquent à un "film-promenade", où l'observation du monde rejoindrait fantasmes et art abstrait.
Un portrait de la ville de Nice sous la forme d'une balade, portant un regard satirique sur le monde fortuné des estivants et les inégalités sociales. Première fulgurance de Jean Vigo, en collaboration avec Boris Kaufman, le frère de Dziga Vertov.
Un film poème en 18 vagues, comme autant de scènes pour décrire Paris et ses paysages urbains traversés par un "jeune mineur étranger isolé", les attentats, les roses blanches, l'état d'urgence, le bleu-blanc-rouge, l'océan atlantique et ses traversées, les volcans, la beat-box, la révolte, la colère, la violence d’État, un chant révolutionnaire, le silence, et la joie… Rien que la joie.
Oscar et sa sœur Linda habitent Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue, Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants...
Un long métrage documentaire réalisé par Ulrike Ottinger, réalisatrice allemande, emblème de l’avant-garde en Allemagne et du pop art, sur le Paris des années 60, agité par de nouveaux mouvements artistiques et politiques.
Baroudeur, aventurier, compteur infatigable, Silva a fait tous les métiers et arpenté toutes les routes. Arrivé dans un petit village au nord du Portugal, il se lie d'amitié avec une jeune fille, Ana, bercée par la multitude d'histoires qu'il lui raconte.
Etonnant documentaire pour questionner la politique du monde à travers l'histoire de la célèbre rue Nationale (Národní třída), à Prague, Un témoignage historique, radical et polémique sur la nation Tchèque avec Charlot et Hitler en témoins alors qu'une fille nue comme un fantôme fend la foule en courant. Titre original ? "La mer Tchèque prise dans 18 tsunamis" !
Quelque part à Manille, un voyou s'enfuit avec une prostituée dont il tombe brusquement amoureux. Et les problèmes commencent... Un opéra punk noir, filmé en quelques jours dans les bas fonds de la ville par Khvan de la Cruz, l’enfant terrible du cinéma philippin. Visuellement somptueux (photo de Chris Doyle, chef op de Wong Kar-wai), hanté par une bande son ensorcelante, un trip flamboyant
Après plusieurs années, Jean-Luc Dang revient à Chalon et trace un portrait de son quartier d'enfance avec un journal photographique, le temps de quelques jours.
Printemps 2017, dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle française. Pierre, 25 ans, étudiant boursier, loge chez Francine, 75 ans, clouée dans un fauteuil roulant. Ils assistent, perplexes, à la kermesse électorale qui se joue au dehors.
De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de M. Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, mendiante, père de famille, il semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier. Mais où sont les caméras ?
Imagine qu’un jour tu te réveilles et que tous tes amis ont disparu. Tes amis qui doivent être là ne le sont plus. Alors tu cherches. Tu cherches partout. Dans toutes les cachettes, dans tous les recoins de la ville. Dans tous les étangs, toutes les rivières. Tu cherches mais tu ne les trouves pas. Un film entièrement fabriqué avec la fonction réalisation du jeu vidéo Grand Theft Auto 5 (GTA V).
Une voix masculine décrit avec une précision impitoyable le parcours physique et mental d’un homme se retrouvant à la rue. Derrière la dureté des mots, on devine l’empathie de celui qui est déjà passé par là. À l’image, les rues de Paris, les passants, les bancs, les recoins sombres où l’on pourrait peut-être s’abriter, le temps d’une nuit.
Un homme revient à Mamanville, sa ville natale. Adolescent, il avait tourné des films d'horreur dans la maison familiale avec quelques camarades. Des images demeurent, de ces films, de ses parents, de lui. Grand Prix Essai/ Art Video à Côté Court 2024.
Ce film expérimental est constitué de plans fixes de carrefours à Munich filmés à divers moments de la journée. Une manière de capter le paysage urbain et de façonner ainsi l'imaginaire du spectateur.
Portrait de New-York et de ses habitants, frappés par l'ouragan Sandy. Une méditation sur l'aliénation urbaine et la déconnexion personnelle dans l'œil du cyclone, par le réalisateur de Mobile Homes .
Los Angeles, la nuit.De jeunes gens rapportent les souvenirs d’une ville étrangère – Téhéran – dans une langue qui n’est pas la leur, comme possédés par l’esprit d’Iraniens exilés. Leurs corps devenus hybrides, hôtes dans les deux sens du terme, évoluent dans un univers rendu irréel par la présence fantomatique d’un autre espace-temps.
Cette symphonie urbaine miniature commandée par les Archives du Film de Chicago et mise en musique par le jazzman Phil Cohran entrelace des extraits de trente films différents, restituant le pouls de la métropole verticale. Sélectionné au festival Cinéma du réel 2016.