Le cinéaste Jean-Luc Godard poursuit sa réflexion très personnelle sur le cinéma et son histoire. Dans ce qui se veut une synthèse, le réalisateur rejette l'approche chronologique de cette histoire, lui préférant un regard philosophique et mélancolique…
Une voix masculine décrit avec une précision impitoyable le parcours physique et mental d’un homme se retrouvant à la rue. Derrière la dureté des mots, on devine l’empathie de celui qui est déjà passé par là. À l’image, les rues de Paris, les passants, les bancs, les recoins sombres où l’on pourrait peut-être s’abriter, le temps d’une nuit.
Anne-Marie Miéville et Jean-Luc Godard reprennent des images filmées en Palestine en 1970 et dressent un parallèle entre la situation des combattants palestiniens et une famille de Français moyens...
Avez-vous déjà considéré la nourriture comme un choix plutôt qu’un besoin ? Avez-vous jamais considéré votre foyer comme l’endroit rêvé pour être malade en toute sécurité ? Avez-vous jamais ressenti un plaisir sexuel en mangeant quelque chose ? Moi, oui.
" C'est un film sur un film, explique Pere Portabella. Il a été réalisé à partir du tournage d'une version commerciale de Dracula ("Les Nuits de Dracula", 1970), dirigée par Jesús Franco. C'est un essai de réflexion sur la matière même d'un film, un voyage au-dedans d'un genre, le film d'horreur, en l'occurrence, sans scénario prévu d'avance..." Un essai underground devenu culte !
A partir d'un extrait de bande 35 mm d'un film avec le comédien Richard Pryor se crée un véritable assaut visuel qui met à mal les stéréotypes raciaux.
Alors qu’il est malade d’un cancer, mon père m’annonce qu’il s’est programmé sa mort depuis longtemps. Voix et photographies s’entrechoquent pour essayer de faire sens. Une vision intime du deuil, une lettre adressée à un père décédé. Par la réalisatrice de "Les équilibristes" et "Lame de fond". Prix Qualité du Centre National du cinéma (2012).
Un bûcheron perdu arrive parmi l'équipage d'un sous-marin en perdition. Il raconte comment il a échappé à un redoutable clan d’hommes des cavernes. Sa bien-aimée à été enlevée par ces hommes féroces, et il est prêt à tout pour la sauver. Une aventure peuplée de femmes fatales, de fous à lier et d’amoureux transis.
La rencontre de Guy Maddin, Gustav Mahler et Bram Stoker. Adaptation pour le cinéma d'un ballet, le film assemble à la fois une danse sensuelle, des scènes mimées et des intertitres qui rappellent le cinéma muet, pour un film absolument unique et hors normes, interprété avec passion par les danseurs du Royal Winnipeg Ballet. Fétichisme, dandysme, rêves et fascinations gothiques...
À la surface paisible du Lac Léman, sur la côte vaudoise duquel il s’est installé, Jean-Marie Straub fait remonter l’histoire d’une résistance locale qui a dessiné le paysage politique suisse de l’après-guerre. En compétition internationale dans la section "Courts-métrages", au Cinéma du réel 2018.
Un film construit en six épisodes qui correspond chacun à un genre cinématographique différent. Le cinquième revisite un vieux film français tandis que le sixième raconte le destin de femmes captives. Le fil rouge reste quatre comédiennes, plongées dans ces segments aux ambiances totalement opposées...
Sur le tournage de "Ran", d'Akira Kurosawa, il y avait un autre cinéaste derrière la caméra : Chris Marker. Son film hommage au maître japonais est aussi une formidable leçon de mise en scène découpée en une suite de petits chapitres...
Travailler et perdre son travail. Marcher, arriver, se saluer, se connecter ou chercher la connexion. D’Argentine au Mozambique, du Mozambique aux Philippines, l’errance de quelques jeunes gens pour lesquelles certaines choses semblent totalement égales. Dans cette quête sans hâte, quelque chose du mystère, de la poésie qui nous réunit tous, et pas seulement les êtres humains, va être dévoilé.
Sur le tournage d'un western. Tantôt la bande-son commente les images, tantôt les personnages tiennent des discours politiques et s'interrogent sur la grève, l'état policier ou les moyens de lutte contre le capitalisme.
Un film construit en six épisodes qui correspondent chacun à un genre cinématographique différent. Le quatrième est une mise en abîme du cinéma. Quatre comédiennes sont plongées dans ces segments aux ambiances totalement opposées...
Depuis dix ans, Arthur Joffé, l'auteur de "Harem" et "Alberto express" se voit refuser ses scénarios. Son désir et son plaisir de filmer se sont décuplés. Avec une petite caméra, il se raconte alors au fil d'un vagabondage cinématographique. Les gens qu’il aime, les lumières qu’il aime, ses voyages... Réalisé sur trois années, ce Feu Sacré nous dit que filmer est bien une autre façon d’aimer.
Mark, cinéaste, envoie depuis Berlin une lettre filmée à Sandra, peintre qui vit à Paris. Dans ce film, Mark évoque sa rencontre avec Sandra, derrière l’objectif d’une caméra, il montre son voyage à Berlin ; il leur raconte leur voyage à Rome à la recherche de leurs origines juives. Sandra est de plus en plus gênée par le filmage obsédant de Mark...
Un portrait-en-cinéma où l’on découvre Jane Birkin sous toutes ses formes, dans tous ses états et en plusieurs saisons, elle-même en sa diversité et aussi d’autres Jane… d’Arc, Calamity Jane, et la Jane de Tarzan et la Jane de Gainsbourg. C’est la femme-au-miroir-mouvant.
Agnès Varda revient sur les plages qui ont marqué sa vie et nous offre une forme d'autodocumentaire, mélanges d'extraits de ses films, d'images et de reportages. De ses débuts de photographe, puis de cinéaste, à sa vie partagée avec Jacques Demy…
Baroudeur, aventurier, compteur infatigable, Silva a fait tous les métiers et arpenté toutes les routes. Arrivé dans un petit village au nord du Portugal, il se lie d'amitié avec une jeune fille, Ana, bercée par la multitude d'histoires qu'il lui raconte.
Donal Foreman a rarement vu son père, le documentariste américain d’origine irlandaise Arthur MacCaig, mort en 2008. Plongeant dans ses archives, il apprend à connaître ce Parisien d’adoption à travers ces images parfois inédites sur le sujet qui l’a occupé toute sa vie : le conflit nord-irlandais. En compétition française, au Cinéma du réel 2018.
Festival de Cannes 1982. Wim Wenders demande à plusieurs réalisateurs de se filmer seuls dans une chambre d'hôtel et de répondre à un questionnaire sur le futur du cinéma. Godard, Antonioni, Fassbinder... Ils sont une dizaine à se prêter au jeu.
Un homme sans attaches, rescapé d'un long périple, collecte des images ivres, morceaux épars d'une identité atomisée comme les territoires qu'il parcourt. Il s'épuise dans l'étrangeté de signes, de lieux, de langues insondables. Il n'y a pas de dieu ou d'indulgence dans ses nuits, mais l'acceptation qu'il n'y a que la chair.
Les amours contrariées de Jean Cocteau et Raymond Radiguet, au début des années 20. La mort de Radiguet qui fait sombrer Cocteau dans l'opium. Un récit sous l'emprise de la drogue. Une narration dans l'esprit de Cocteau. Le tout est une comédie musicale.
Six films courts réalisés par Pere Portabella entre 1970 et 2010. S'y retrouvent son intérêt pour les arts et la politique mais encore son amitié ancienne avec Carles Santos, compositeur et auteur de nombreuses bandes-son du cinéma de Portabella. Le musicien est filmé ici à de nombreuses reprises en plein travail, derrière un piano ou la baguette à la main.
Membre de l'Ecole de Barcelone, Portabella signe son premier film, terrain de recherche pour de nouvelles possibilités narratives. Pour le scénario, il fait appel au poète Joan Brossa et met à profit des techniques d'habitude utilisées dans les films publicitaires. Entre jeux de mots et puissantes métaphores visuelles, celui qui produisit le premier Carlos Saura et "Viridiana" met cartes sur table
Fred Poulet confie au footballeur Vikash Dhorasoo deux caméras super 8 pour qu’il filme son quotidien jusqu’au 9 juillet, date de la finale de la Coupe du Monde de football à Berlin. "Substitute" est le journal intime de ce « douzième homme ».
À propos du LSD, de cloches en cuivre, de la jeunesse d'aujourd'hui, de Terence Malick et de Rencontres du troisième type, de la réserve de Pine Ridge et du Sublime. Septième volet d'une série de films sur le cinéma et la transcendance.
The Quarry est un document silencieux de cinq minutes en présence du sublime. Ce petit film en 16 mm témoigne à la fois de l՚incapacité du cinéma à reproduire l՚instant vécu et de son succès à remplacer cet instant par un autre tout aussi merveilleux.
Par un effet miroir, la colonne en spirale d'un arbre massif entre en collision avec une branche entrelacée. La représentation se mue en abstraction.
Troisième volet d'une série de films consacrés au psychédélisme d'origine naturelle. Tourné lors d'un concert, ce film documente la mutation d'un mouvement collectif désordonné en un rituel de transe d'une extrême spiritualité.
Un court traité sur la sémiotique du capital, du bonheur et de la phénoménologie sous le néon vacillant du capitalisme mondial.
S'inscrivant dans une longue histoire de films peints à la main, le premier Trypp de Ben Russell démarre sur des rythmes lancinants d'ondulations interstellaires.
Un train vient de dérailler. Sisif, un chef-mécanicien, découvre pendant l'accident une fillette qui lui tend les bras. Il décide de ramener la jeune orpheline chez lui. Les années passent. Sisif a adopté la petite Norma.
Deux hommes se résignent à fuir : ils se retranchent dans le maquis corse et y établissent un lieu de vie, tentant d’y réinventer les bases de la vie commune .
L'homme à la caméra sillonne Odessa avec son appareil. Il filme la vie quotidienne et saisit le rythme de la ville. D'une grande richesse formelle et plaçant le montage au centre, L'Homme à la caméra est le film fondateur du ciné-œil.
Mort et résurrection du poète. Frappé par une balle, le poète Jean Cocteau rebondit dans un autre temps. Vie et mort, présent et futur, monstres et imagination, angoisses et fantasmes, c'est le testament du poète cinéaste, sa biographie sans aucun souci de chronologie. Jean Cocteau y tient le rôle principal.
Suivant un rituel bouddhiste séculaire, un moine marche à pas extrêmement lents dans les rues animées de Marseille... Par l'auteur de "The Hole" et "La Rivière", inspirée par un récit de Ch'eng-En Wu, un essai expérimental, méditation cinématographique en forme d'apprentissage à la beauté du monde, transformée, et bousculée par la rencontre avec "l'autre".
Condamnés à mort par le "régime", des marginaux décident de faire de leurs dernières heures une gigantesque orgie... Tourné au début des années 70, à l'apogée du mouvement beatnik et du psychédélique, le cinéaste a enfermé sur un immense plateau de cinéma, pendant trois jours et trois nuits, deux cents acteurs et anonymes pour un gigantesque happening filmé qui fit date.
Dans un château de Bohême transformé en hôtel, des gens vivent dans une atmosphère feutrée où tout autre bruit que quelques paroles chuchotées est proscrit. Un homme tente de persuader une femme qu'ils ont eu une aventure, l'année dernière, à Marienbad. Nouveau roman + cinéma : une révolution esthétique qui fit scandale et valut au film le Lion d'or du festival de Venise 1961.
En réponse à une exposition Miró organisée par le pouvoir franquiste, un contre-événement s'organise. Portabella, qui doit filmer une performance du peintre catalan, fait sa connaissance et quatre films vont naître de leur complicité. Peu avant, Portabella avait signé "Aidez l'Espagne", un appel au secours composé d'images d'archives et de dessins du maître.
Sept séquences signées par les auteurs les plus en vue du cinéma français des années 60. Pour apporter soutien au peuple Vietnamien en lutte contre les États-Unis en cette année 1967. Objectif : non pas de réaliser un documentaire sur le Vietnam, mais d’ouvrir une réflexion sur cette guerre impérialiste et de provoquer une prise de conscience de l'opinion publique française.