Suivant un rituel bouddhiste séculaire, un moine marche à pas extrêmement lents dans les rues animées de Marseille... Par l'auteur de "The Hole" et "La Rivière", inspirée par un récit de Ch'eng-En Wu, un essai expérimental, méditation cinématographique en forme d'apprentissage à la beauté du monde, transformée, et bousculée par la rencontre avec "l'autre".
En accompagnant cinq personnes en fin de vie, les réalisateurs nous confrontent frontalement à ces corps et ces esprits affaiblis et interrogent notre regard. Il en ressort un grand film sur l’amour. Présenté dans la section "IR/réel" au Cinéma du réel 2018.
Une voix masculine décrit avec une précision impitoyable le parcours physique et mental d’un homme se retrouvant à la rue. Derrière la dureté des mots, on devine l’empathie de celui qui est déjà passé par là. À l’image, les rues de Paris, les passants, les bancs, les recoins sombres où l’on pourrait peut-être s’abriter, le temps d’une nuit.
Selon une légende anglaise, Jeanne d’Arc n’est pas morte au bûcher. On lui brûla les yeux et elle fut déflorée par un étalon Anglais. Elle fut ensuite condamnée à errer sur les champs de bataille, tel un charognard, à l’affût de la vie, à la recherche de vierges encore vivantes.
Un film poème en 18 vagues, comme autant de scènes pour décrire Paris et ses paysages urbains traversés par un "jeune mineur étranger isolé", les attentats, les roses blanches, l'état d'urgence, le bleu-blanc-rouge, l'océan atlantique et ses traversées, les volcans, la beat-box, la révolte, la colère, la violence d’État, un chant révolutionnaire, le silence, et la joie… Rien que la joie.
Oscar et sa sœur Linda habitent Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue, Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants...
Domrémy, 1425. Jeannette n’est pas encore Jeanne d’Arc, mais à 8 ans elle veut déjà bouter les anglais hors du royaume de France. Inspirée des écrits de Charles Péguy sur la pucelle d'Orléans, le Jeannette de Bruno Dumont revisite les jeunes années d’une future sainte dans un film musical à la BO électro-pop-rock signée Gautier Serre, alias Igorrr et aux chorégraphies signées Philippe Decouflé.
Anne-Marie Miéville et Jean-Luc Godard reprennent des images filmées en Palestine en 1970 et dressent un parallèle entre la situation des combattants palestiniens et une famille de Français moyens...
Des faubourgs de Vegas aux villes fantômes du désert du Chili – un récit de voyage jusqu՚au bout du monde, ou plutôt ce qu՚il en reste.
Le samedi 25 mai 1970, sous la devise "la poésie au sein du peuple" a eu lieu au Gran Price de Barcelone le Premier Festival Populaire de Poésie Catalane. Des poèmes y sont lus en présence de leurs auteurs, parmi lesquels Joan Brossa ou encore Salvador Espriu.
Les lettres d'un cameraman sont lues par une femme inconnue : de l'Afrique au Japon, de la Guinée Bissau aux îles du Cap Vert, se mêlent impressions et visions du monde au fil de son journal de voyage.
" C'est un film sur un film, explique Pere Portabella. Il a été réalisé à partir du tournage d'une version commerciale de Dracula ("Les Nuits de Dracula", 1970), dirigée par Jesús Franco. C'est un essai de réflexion sur la matière même d'un film, un voyage au-dedans d'un genre, le film d'horreur, en l'occurrence, sans scénario prévu d'avance..." Un essai underground devenu culte !
Alors qu'une foule en vacances longe les côtes méditerranéennes à bord du Costa Concordia (4 ans avant son naufrage), deux enfants réinventent la politique en forçant leurs parents au débat. Qu'est devenu le berceau de la démocratie ? Godard filme la légendaire méditerranée et livre pour bilan une "symphonie en trois mouvements" dont les invités sont Bernard Maris, Elias Sanbar ou Alain Badiou.
Un jeune oiseau grandit paisiblement dans le nid familial. Un jour, il se met soudain à aboyer. Les parents sont sous le choc. Un oiseau n’aboie pas, il gazouille. Mais le jeune oiseau veut s’exprimer comme bon lui semble.
Un bûcheron perdu arrive parmi l'équipage d'un sous-marin en perdition. Il raconte comment il a échappé à un redoutable clan d’hommes des cavernes. Sa bien-aimée à été enlevée par ces hommes féroces, et il est prêt à tout pour la sauver. Une aventure peuplée de femmes fatales, de fous à lier et d’amoureux transis.
La rencontre de Guy Maddin, Gustav Mahler et Bram Stoker. Adaptation pour le cinéma d'un ballet, le film assemble à la fois une danse sensuelle, des scènes mimées et des intertitres qui rappellent le cinéma muet, pour un film absolument unique et hors normes, interprété avec passion par les danseurs du Royal Winnipeg Ballet. Fétichisme, dandysme, rêves et fascinations gothiques...
Anaïs, jeune et talentueuse actrice de théâtre, est si investie dans le rôle qu'elle travaille que sa relation avec son mentor et réalisateur devient impossible. Après une énième dispute, elle décide de tout quitter et part pour Londres marcher dans les pas de son héroïne, Sarah Kane, l'auteure de la pièce qu'elle doit jouer. À son retour en France, bouleversée, elle décide de repartir de zéro...
Agnès Varda revient sur les plages qui ont marqué sa vie et nous offre une forme d'autodocumentaire, mélanges d'extraits de ses films, d'images et de reportages. De ses débuts de photographe, puis de cinéaste, à sa vie partagée avec Jacques Demy…
N, un jeune subsaharien, traverse le désert pour effectuer un passage clandestin en Europe. Après un braquage, il se trouve seul en Tunisie. Finalement, il décide de traverser solitairement la mer vers l'Europe. Commence alors une quête initiatique.
Au Brésil, un géologue parcourt des régions inhabitées, et se dessine l'histoire d'un amour absent... Les deux cinéastes filment avec fascination le Sertão, région mythique du Cinéma Novo brésilien, revenant aux sources du Super 8 et de la caméra au poing chère à Glauber Rocha. Un road movie qui devient un voyage quasi onirique en même qu'une histoire d'amour.
En embarquant sur un chalutier, les réalisateurs témoignent, dans un flot d’images sidérant, de l’affrontement qui engage l’homme, la nature et la machine. Ce film nous avertit des menaces de la pêche intensive autant qu’il révèle la beauté de l’océan.
Un homme sans attaches, rescapé d'un long périple, collecte des images ivres, morceaux épars d'une identité atomisée comme les territoires qu'il parcourt. Il s'épuise dans l'étrangeté de signes, de lieux, de langues insondables. Il n'y a pas de dieu ou d'indulgence dans ses nuits, mais l'acceptation qu'il n'y a que la chair.
Les Rois Mages sont en route à la recherche du Sauveur. Ils traversent, un peu au hasard, des déserts de glace, puis de sable. Ils vivent au gré des saisons, en harmonie avec la nature, se nourrissant simplement et dormant à la belle étoile.
Entre journal intime et drame baroque, "Leçons de ténèbres" reconstitue par fragments un voyage fatal placé sous le signe du Caravage. Utrecht, Naples, Rome... trois villes et deux histoires d'amour guident l'itinéraire nocturne d'un homosexuel à la recherche de la beauté perdue.
Un avant-poste reculé au fin fond de la Patagonie, en 1882, durant la prétendue « Conquête du désert », une campagne génocidaire contre la population indigène de la région. Les actes de sauvagerie se multiplient de tous côtés. Le Capitaine Gunnar Dinesen arrive du Danemark avec sa fille de quinze ans afin d’occuper un poste d’ingénieur dans l’armée argentine.
Six films courts réalisés par Pere Portabella entre 1970 et 2010. S'y retrouvent son intérêt pour les arts et la politique mais encore son amitié ancienne avec Carles Santos, compositeur et auteur de nombreuses bandes-son du cinéma de Portabella. Le musicien est filmé ici à de nombreuses reprises en plein travail, derrière un piano ou la baguette à la main.
Membre de l'Ecole de Barcelone, Portabella signe son premier film, terrain de recherche pour de nouvelles possibilités narratives. Pour le scénario, il fait appel au poète Joan Brossa et met à profit des techniques d'habitude utilisées dans les films publicitaires. Entre jeux de mots et puissantes métaphores visuelles, celui qui produisit le premier Carlos Saura et "Viridiana" met cartes sur table
À propos du LSD, de cloches en cuivre, de la jeunesse d'aujourd'hui, de Terence Malick et de Rencontres du troisième type, de la réserve de Pine Ridge et du Sublime. Septième volet d'une série de films sur le cinéma et la transcendance.
The Quarry est un document silencieux de cinq minutes en présence du sublime. Ce petit film en 16 mm témoigne à la fois de l՚incapacité du cinéma à reproduire l՚instant vécu et de son succès à remplacer cet instant par un autre tout aussi merveilleux.
Par un effet miroir, la colonne en spirale d'un arbre massif entre en collision avec une branche entrelacée. La représentation se mue en abstraction.
Troisième volet d'une série de films consacrés au psychédélisme d'origine naturelle. Tourné lors d'un concert, ce film documente la mutation d'un mouvement collectif désordonné en un rituel de transe d'une extrême spiritualité.
A partir d'un extrait de bande 35 mm d'un film avec le comédien Richard Pryor se crée un véritable assaut visuel qui met à mal les stéréotypes raciaux.
Un court traité sur la sémiotique du capital, du bonheur et de la phénoménologie sous le néon vacillant du capitalisme mondial.
S'inscrivant dans une longue histoire de films peints à la main, le premier Trypp de Ben Russell démarre sur des rythmes lancinants d'ondulations interstellaires.
Un train vient de dérailler. Sisif, un chef-mécanicien, découvre pendant l'accident une fillette qui lui tend les bras. Il décide de ramener la jeune orpheline chez lui. Les années passent. Sisif a adopté la petite Norma.
Avez-vous déjà considéré la nourriture comme un choix plutôt qu’un besoin ? Avez-vous jamais considéré votre foyer comme l’endroit rêvé pour être malade en toute sécurité ? Avez-vous jamais ressenti un plaisir sexuel en mangeant quelque chose ? Moi, oui.
Deux hommes se résignent à fuir : ils se retranchent dans le maquis corse et y établissent un lieu de vie, tentant d’y réinventer les bases de la vie commune .
L'homme à la caméra sillonne Odessa avec son appareil. Il filme la vie quotidienne et saisit le rythme de la ville. D'une grande richesse formelle et plaçant le montage au centre, L'Homme à la caméra est le film fondateur du ciné-œil.
Mort et résurrection du poète. Frappé par une balle, le poète Jean Cocteau rebondit dans un autre temps. Vie et mort, présent et futur, monstres et imagination, angoisses et fantasmes, c'est le testament du poète cinéaste, sa biographie sans aucun souci de chronologie. Jean Cocteau y tient le rôle principal.
Condamnés à mort par le "régime", des marginaux décident de faire de leurs dernières heures une gigantesque orgie... Tourné au début des années 70, à l'apogée du mouvement beatnik et du psychédélique, le cinéaste a enfermé sur un immense plateau de cinéma, pendant trois jours et trois nuits, deux cents acteurs et anonymes pour un gigantesque happening filmé qui fit date.
Dans un château de Bohême transformé en hôtel, des gens vivent dans une atmosphère feutrée où tout autre bruit que quelques paroles chuchotées est proscrit. Un homme tente de persuader une femme qu'ils ont eu une aventure, l'année dernière, à Marienbad. Nouveau roman + cinéma : une révolution esthétique qui fit scandale et valut au film le Lion d'or du festival de Venise 1961.
En réponse à une exposition Miró organisée par le pouvoir franquiste, un contre-événement s'organise. Portabella, qui doit filmer une performance du peintre catalan, fait sa connaissance et quatre films vont naître de leur complicité. Peu avant, Portabella avait signé "Aidez l'Espagne", un appel au secours composé d'images d'archives et de dessins du maître.