Elia Suleiman s'inspire des carnets de son père, des lettres de sa mère et de ses propres souvenirs pour évoquer les épisodes marquants de la vie de sa famille. Ces palestiniens qui sont restés sur leur terre natale et ont été étiquetés "Arabes-Israéliens", vivant comme une minorité dans leur propre pays, de 1948 à aujourd'hui.
Angèle, élevée par des parents aux idéaux politiques affirmés, se bat contre la malédiction de sa génération : être né « trop tard », à l’heure de la déprime politique mondiale. Que lui reste-t-il de la révolution, de ses transmissions, de ses rendez-vous ratés et de ses espoirs à construire ? Tantôt Don Quichotte, tantôt Bridget Jones, Angèle tente de trouver un équilibre…
En remontant le fil tragique de l'Histoire, en retournant sur les lieux mêmes de la détention et de la disparition des victimes du système concentrationnaire soviétique, Iossif Pasternak et Hélène Châtelain cherchent à saisir la logique monstrueuse de cet événement incontournable du XXè siècle.
Durant les transhumances qui ont lieu chaque année à la fin de l'hiver, les paysans et leurs bêtes se réunissent le temps d'une fête où les traditions et le dialecte sont encore vivants. Une série de portraits de femmes et d'hommes en voie de disparition.
Vienne, 1900. Dans une société partagée entre tradition et modernisme, un homme se targue de pouvoirs surnaturels et fascine chaque nuit l'aristocratie et le peuple par des tours de magie spectaculaires.
Un couple, Eric reporter confirmé et Leila sa compagne, redécouvrent les sensations vitales du désir amoureux et de l’engagement social. Lorsqu’Éric apprend que rien ne va plus, que ses cellules s’emballent telles des herbes folles, l'impatient devient patient. Pendant cette période de vacuité, le héros gamberge sur ce crabe qui lui déglingue sexualité et mémoire.
Un député meurt dans un accident d'automobile. Mais le commissaire Lombardozzi découvre qu'on l'a assassiné un peu plut tôt, dans un motel. Le coupable est inculpé. Un peu trop vite ?... Un bel exemple de l'art de Comencini, maître italien : le drame sous-jacent est habillé de rires, et porté par l'acteur-roi, ici un Alberto Sordi virtuose.
À Rome, à l'aube, quand tout le monde dort, il y a un homme qui ne dort pas. Cet homme s'appelle Giulio Andreotti. Il ne dort pas, car il doit travailler, écrire des livres, mener une vie mondaine et en dernière analyse, prier.
Douze minutes ; c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu'entraîne l'économie de marché et les 13 millions de Brésiliens sous-alimentés.
Dans un camp humanitaire ouvert à Paris, des réfugiés sont en transit. Dans ce centre de "premier accueil", ils se reposent de la rue où ils ont échoué à leur arrivée en France. Mais déjà, ils doivent affronter la Préfecture.
Composé de fragments qui se télescopent, créant de multiples jeux de temporalité et de spatialité, ce film montre sur une durée de trois ans, les conditions de vie des personnes migrantes à Calais. Par là-même, il décrit la manière dont les politiques engagées par les États policiers modernes débordent le cadre de la loi, et font surgir des espaces d’indistinctions entre l’exception et la règle.
Trois réalisateurs remontent à l’origine des clichés racistes afin de les questionner et mieux les démonter. Ils confrontent leurs singularités à des discours antisémites, xénophobes et racistes tenus par des militants, des politiques, ou des éditorialistes. De ces échanges ressort toute la contradiction de ces dérives idéologiques, en passe d’être banalisées. Episode 1 : Les Arabes
Trois réalisateurs remontent à l’origine des clichés racistes afin de les questionner et mieux les démonter. Ils confrontent leurs singularités à des discours antisémites, xénophobes et racistes tenus par des militants, des politiques, ou des éditorialistes. De ces échanges ressort toute la contradiction de ces dérives idéologiques, en passe d’être banalisées. Episode 2 : Les Noirs
Trois réalisateurs remontent à l’origine des clichés racistes afin de les questionner et mieux les démonter. Ils confrontent leurs singularités à des discours antisémites, xénophobes et racistes tenus par des militants, des politiques, ou des éditorialistes. De ces échanges ressort toute la contradiction de ces dérives idéologiques, en passe d’être banalisées. Episode 3 : Les Juifs
Charlot est ouvrier dans une gigantesque usine. Il resserre quotidiennement des boulons. Mais les machines et le travail à la chaîne le rendent malade. Il abandonne alors son poste, recueille une orpheline et vit d'expédients. Le vagabond et la jeune fille vont s'allier pour affronter ensemble les difficultés de la vie... L'un des plus grands succès de Charlie Chaplin.
Député socialiste de l'Essonne de 2012 à 2017, Michel Pouzol connaît bien le sujet de la pauvreté. À 40 ans, ce fils d'ouvrier chez Michelin et petit-fils de paysan, ancien intermittent du spectacle, a vécu avec sa famille dans un cabanon, en bordure de forêt à Brétigny-sur-Orge. Il passe en revue les clichés véhiculés par certains hommes politiques et les médias sur les pauvres.
Réalisateur, scénariste et comédien, Gurwann Tran Van Gie assume son homosexualité depuis qu'il a 20 ans. En 2013, les violentes réactions homophobes des partisans de la «Manif pour tous», qu'il entend depuis son balcon, lui font craindre d'être pris pour cible pour la première fois. Tout en revenant sur son parcours, Gurwann Tran Van Gie explore les racines de l'homophobie.
L'actrice et chroniqueuse Juliette Arnaud, aujourd'hui âgée de 44 ans, a débarqué à Paris à l'âge de 21 ans pour s'inscrire au cours Florent. Victime d'une agression sexuelle et choquée par la réaction culpabilisante d'une apprentie actrice, elle prend conscience de la misogynie. Juliette Arnaud cherche à comprendre d'où vient le mépris, voire la haine des femmes...
À la veille d’un vote pour la construction d’un parc de loisirs, un maire de droite décomplexé essaye de corrompre son confrère écologiste. Mais ils se font piéger par un groupe de jeunes activistes féministes qui réussit à les coller ensemble.
Trois réalisateurs remontent à l’origine des clichés racistes et les questionne. Ils confrontent leurs singularités à des discours antisémites, xénophobes et racistes tenus par des militants, des politiques, ou des éditorialistes # En parallèle de ce documentaire (ici, la version sortie en salles, 2h), vous retrouverez en vod sur Universciné la version intégrale en 3 épisodes (1h20, 1h10, 1h14)
Mai 1860, Garibaldi débarque en Sicile. Depuis sa villa de Palerme le Prince Salina observe ces bouleversements politiques qui conduiront à l'unification de l'Italie et à l'extinction de sa classe. Près de lui, son neveu Tancrède espère construire un monde nouveau. D'après l'oeuvre célèbre de Lampedusa, une fresque qui valut à Visconti la Palme d'or au Festival de Cannes 1963. En Version restaurée
En Italie, dans les années 30. Depuis son enfance, Marcello est obsédé par un crime qu'il croit avoir commis. Pour échapper à ses pulsions, il se réfugie dans le conformisme et, l'époque aidant, s'adonne au fascisme...
Producteur de séries Z, Bruno est contacté par une jeune femme qui lui remet le scénario du "Caïman", une charge politique en forme de biographie sur Berlusconi.
Un obscur professeur de province est engagé pour rédiger les discours du Ministre de l'Industrie. Il découvre dès lors les méandres du pouvoir politique. Ancien assistant de Nanni Moretti, le réalisateur lui offre ici un rôle-clé dans une farce grinçante qui évoque les grandes heures de la comédie italienne engagée.
En 1936, un jeune cadre du parti fasciste rend visite au poète Gabriele D'Annunzio pour le surveiller. Cette rencontre l'amène à remettre ses convictions en question.
Deux courts-métrages où l'auteur de "La Chambre du fils" et "Palombella Rossa" se met en scène en cinéaste et cinéphile acariâtre et passionné. Dans "Le Cri d'angoisse...", Nanni Moretti présente des scènes inédites du film "Aprile". Dans "Journal d'un spectateur", sketch tiré du long-métrage "Chacun son cinéma", Moretti revient sur quelques séances qui ont marqué sa vie de cinéphile.