Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s’organise autour de sa ferme, sa sœur vétérinaire et ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches, il n’a rien d’autre, et il ira jusqu’au bout pour les sauver...
Ce premier volet vise à dresser le portrait d'une France rurale, celle des petites exploitations familiales que le réalisateur connaît bien pour y avoir grandi. Un monde qui a beaucoup évolué ces dernières décennies et que Depardon dépeint grâce à de nombreux témoignages.
Pour le deuxième volet de ce documentaire en trois parties, on retrouve les familles d'agriculteur où on les avait laissées pour rentrer plus en profondeur dans leur quotidien. Leur travail, leur (sur)vie dans ces régions victimes de l'exode rural, leurs problèmes de transmission du patrimoine...
Depardon va rejoindre ces paysans dont il partage en partie la vie depuis près de dix ans. Sa voiture suit à nouveau le col qui mène au Vilaret, où il retrouve les frères Marcel et Raymond Privat, et Alain, maintenant marié avec Cécile. Tout va bien ? Voire... Dans ce dernier volet de la trilogie, Depardon les écoute parler avec sérénité de nos racines et du devenir des gens de la terre.
À 70 ans, Ueli Maurer,cultivateur suisse de pommes de terre travaille depuis plus de dix ans à ce qu'il considère être l’œuvre de sa vie, l'invention de la parfaite machine à frites. Malgré de nombreux revers, ce paysan continue de parfaire sa machine, sans se laisser démonter. Il a déjà investi plus de trois millions de francs suisses dans son développement, et espère réussir à percer à Dubaï.