Condamné par la maladie, Leonard Fife, célèbre réalisateur canadien, accepte d'accorder une ultime interview à l'un de ses anciens élèves, pour dire enfin toute la vérité sur ce qu'a été sa vie et révéler des détails inconnus de son existence.
Dans un centre de rééducation, le cinéaste fait la rencontre de femmes et d'hommes amputés, qui sans relâche réapprennent à marcher ou à saisir. Un objet mécanique se substitue désormais à la partie manquante de leur corps. Ils sont devenus hybrides. Sélectionné au festival Cinéma du réel 2016
La consultation se trouve à l'intérieur de l'hôpital Avicenne. C'est un ilôt qui semble abandonné au fond d'un couloir. Une grande pièce obscure et vétuste où atterrissent des hommes malades, marques dans leur chair, et pour qui la douleur dit les peines de l'exil. S'ils y reviennent encore, c'est qu'ils ne désespèrent pas de trouver ici le moyen de tenir debout, de résister au naufrage.
Louis-Pierre Bougie, François-Xavier Marange et Denis Saint-Pierre sont tous trois artistes. Ils partagent le même atelier montréalais, jusqu’à ce que la maladie de l’un d’eux bouleverse leurs habitudes. Le cinéaste Bruno Baillargeon s’immisce dans leur monde et témoigne de leur amitié, de leur rapport particulier au temps et de leur sens de la liberté...
"Décembre 2010 : la révolution éclate en Tunisie, le pays d'origine de mon père. Souffrant du trouble bipolaire, je traverse au même moment un épisode maniaque d'une telle intensité qu'il me laisse presque entièrement amnésique."
Paulette, Avignonnaise d'âge mûr, vit seule et suit un traitement de substitution. Un jour, elle reçoit une lettre de Djilali, du centre pénitentiaire. Il l'aime toujours. Il lui demande de l'attendre.
Pierre renoue avec la terre de son enfance : une forêt de chercheurs d’or qu’il parcourt et sonde en tant que médecin .
L’œil du chien dresse le portrait de la réalisatrice et de sa grand-mère. Voyant la maladie manger le visage de celle qui l'a élevée, Laure Portier la filme, se préparant à la voir disparaître. Pour se préparer à l'inévitable, toutes deux tentent de renforcer leurs liens, dans une tendresse partagée.
Joaquim Pinto a contracté le Sida et l'hépatite C il y a vingt ans. Depuis c'est une lutte perpétuelle pour sa survie. Pour vivre au calme, il a choisi de quitter Lisbonne et de s'exiler à la campagne avec son compagnon Nuno et leurs chiens. Ingénieur du son (Monteiro et Oliveira) et réalisateur, Joaquim Pinto signe le journal filmé, pudique et élégiaque de sa lutte contre la maladie. Magnifique.