Raymond Bettoun, "parrain" d'une riche famille de juifs pieds-noirs, assiste à la barmitzvah de son petit fils Alexandre après avoir passé dix ans en prison. Très vite, Raymond est persuadé que son fils aîné touche de l'argent d'un trafic de drogue.
Simon, la trentaine, issu d'une famille de juifs séfarades, partage sa vie entre son métier de journaliste à Tabac Magazine, sa copine Christine avec qui il n'arrive pas à avoir d'enfant et ses amis Fabrice, Léa et Roché. Le premier long-métrage de Renaud Cohen, une chronique souriante et légère qui doit beaucoup à la grâce des acteurs.
Rosa vient de mourir. Sa famille ne comprend rien : elle détestait la religion et les rabbins, et pourtant elle avait réservé un emplacement dans le carré juif du cimetière. Les Rashevski commencent à se poser des questions sur leur identité... comme si leurs existences n'étaient pas déjà assez compliquées. Heureusement, il y a le tango...
Frida, ashkénaze de 75 ans, perd la mémoire et confond passé et présent. Judith, sa fille, a choisi de ne pas travailler pour s’occuper de ses enfants. Divorcée, affrontant simultanément le départ de son dernier fils et le vieillissement de sa mère, elle s’interroge sur son utilité. Quant à Simon, le fils de Frida, il ne saisit ni l’éclosion de sa fille ni le vieillissement de sa mère.
Le pire pour une cinéaste, pense Laetitia Masson, c'est d'adapter un livre. Or, le seul producteur qui aimerait la faire tourner lui propose de filmer celui de Christine Angot, "Pourquoi le Brésil ?" Alors, pour adapter l'inadaptable, il faut peut être remettre le cinéma en question(s)...
Pendant dix ans, Michel Drach a cherché à réaliser un film sur son enfance. Sur ces instants où il se découvre différent : juif, fuyant la persécution nazie. Mais aucun producteur ne veut de ce film-là. Le cinéaste s'obstine. Et ses images autobiographiques surgissent dans son présent. Ainsi nait ce film mélangé, où l'acte de création est dévoilé en même temps que son accomplissement.