Aziz, Sidiqi, Housine et Younes nous emmènent dans leurs périples d'immigrants. Du foyer afghan à marocain, en passant par les rues d'Istanbul, nous voyageons avec eux dans ces villes non-lieux, grandes comme des pays entiers. C’est l’histoire d’une Europe. C’est une histoire d’exil.
Du Sahara à Mellila, des témoins racontent la façon dont ils ont frôlé la mort, qui a emporté leurs compagnons de route, migrants littéralement et symboliquement engloutis dans la frontière. En sélection officielle du festival Cinéma du Réel 2014.
Alhassane, 17 ans, a quitté la Guinée et arrive seul en France après un éprouvant périple. Accueilli dans un village en Normandie, il rencontre Louka, 13 ans. Entre les deux garçons une amitié naît et s’invente jour après jour. Ce qui les sépare les lie tout autant que ce qui les unit.
La consultation se trouve à l'intérieur de l'hôpital Avicenne. C'est un ilôt qui semble abandonné au fond d'un couloir. Une grande pièce obscure et vétuste où atterrissent des hommes malades, marques dans leur chair, et pour qui la douleur dit les peines de l'exil. S'ils y reviennent encore, c'est qu'ils ne désespèrent pas de trouver ici le moyen de tenir debout, de résister au naufrage.
Une immigrante chinoise divorcée gagne sa vie en revendant au marché noir de Belleville ce qu’elle a glané dans les poubelles des quartiers chics. Elle a eu une histoire d’amour avec un compatriote rencontré à Paris mais reparti depuis pour la Chine...
Tourné entre 1995 et 2012, "Forgetting Vietnam" nous raconte à travers ses images l'évolution politique et culturelle du pays. Le film tend aussi à traduire les mutations d'un paysage pris entre la terre et l'eau, où résonnent les témoignages des habitants, des immigrants ou des vétérans de la guerre.
Lorsque le génocide arménien débuta en 1915, Nazareth avait 12 ans, Lousaper venait de naître. Le film trace les chemins d’exils de ces deux enfants, depuis leur village d'Arménie jusqu'à Beyrouth. Avec "Géographies", Chaghig Arzoumanian raconte le génocide arménien à travers l'histoire de ses parents. [Film en version originale avec sous-titres anglais]
Depuis sa sortie de prison, Djo n'a pas d'autre choix que de vivre chez sa mère, avec sa fille. Travaillant en tant que livreur, les fins de mois sont compliquées. Un jour, une tante démunie qui a fui le conflit ivoirien arrive chez lui, accompagnée de ses trois enfants. Djo parvient à lui trouver un toit...
La vallée de l'Okanagan, au sud-ouest du Canada, accueille de riches touristes en quête de dépaysement. Au pied des luxueuses villas, les ouvriers agricoles s'activent. Pour la plupart des immigrés Sud Américains, à qui l'on confie les tâches les plus pénibles et ingrates.
"Qu’est-ce qu’un chez-soi, un foyer ? Contre toute attente, a minima, c’est peut-être un « terrain », ce mot cadastral qui assigne à non-résidence, en marge des villes (ici Saint-Denis) une communauté tout juste tolérée". (Charlotte Garson). Entre deux expulsions, une communauté de Roms investit un « terrain » à Saint-Denis. Solide quoiqu’éphémère, la domesticité se construit devant la caméra.
Des villages de Calabre sont actuellement considérés comme les endroits les plus pauvres d'Europe. Ces villages accueillent néanmoins de nouveaux arrivants que sont les migrants venus d’Afrique ou du Moyen-Orient. C'est la rencontre entre les anciens et les nouveaux habitants, qui se retrouvent souvent autour d'un café pour évoquer la situation de leur village et chercher des solutions.
Un grand chantier de démolition à Chengdu, à l’ouest de la Chine. Un étudiant américain laisse traîner sa caméra, captant l'émiettement d'un monde et les rapports entre travailleurs migrants mangeant à même le sol pendant que les chefs de chantiers boivent des bières à l'ombre en rigolant... Prix Joris Ivens ((prix de la première œuvre) au Festival Cinéma du réel 2009.
Expulsés d’Amérique, résidents aux États-Unis où ils vivent parfois depuis l’âge tendre, des déracinés retrouvent soudain la terre de leurs ancêtres açoriens. Et à l'exil s'ajoute une nouvelle peine : la difficulté de s'enraciner au pays de ses racines. Sélectionné au Festival Cinéma du réel 2013.
En 2002, J.D. charge sa carabine, parcourt Grande-Synthe et assassine un jeune Maghrébin. Plus de dix ans après les faits, le film suit la route empruntée par le tueur et confronte la ville et ses métamorphoses à la voix de J.D., reconstituée d’après le dossier d’instruction de son procès. Ce film a reçu le Prix de L'institut français - Louis Marcorelles au Festival Cinéma du Réel 2015.