Wu-Hsiung vit avec sa fille de sept ans sur les docks de Kaohsiung à Taïwan. Sans emploi, il mène une vie simple mais dont il se satisfait, et la fillette semble heureuse. Pour l’inscrire à l'école, il lui faut obtenir l’autorisation de la mère de l’enfant, qui a disparu depuis très longtemps. Wu-Hsiung se bat alors contre la police et les services sociaux pour conserver la garde de sa fille.
La sécheresse est telle à Taïwan que la population est invitée à remplacer l'eau par le jus de pastèque. Elle, c'est en volant l'eau des toilettes publiques qu'elle subsiste. Lui, c'est en montant sur les toits qu'il tente de se rafraîchir dans les citernes d'eau de pluie. Solitaires, assoiffés, épuisés, ils se retrouvent pour mieux se perdre dans l'excitation torride. 3 prix Berlin 2005.
Hsiao-Kang, vendeur de montres dans les rues de Taipei, rencontre Hsiang-Chyi, qui part le lendemain pour Paris. Hanté par le souvenir de cette jeune femme, il tente de se rapprocher d'elle en réglant toutes les montres de Taipei à l'heure de Paris.
Kerou est une lycéenne rêveuse et qui doute d'elle-même. Shihao, champion de natation, est la coqueluche du lycée. Comme beaucoup d'autres filles, Yuezhen, la meilleure amie de Kerou, en est folle amoureuse. Shihao, quant à lui, est très attiré par Kerou dont le comportement l'intrigue. Passer "la porte" dit le titre de ce film délicat... celle qui permet d'accéder au monde adulte.