Raymond Depardon évoque l'Afrique de tous les jours, chaleureuse, généreuse, unique, déchirée, pudique. Sous forme de journal intime, seul, un micro sur la caméra, il confronte ses a priori en parcourant, de juillet 1993 à juillet 1996, les lieux fragiles du continent africain. Et s'interroge sur sa responsabilité d'homme d'image à parler de la douleur.
Un homme s'accorde quelques jours de répit au bord de la Mer Rouge. Dans le hall de son hôtel, il rencontre une femme désemparée et lui propose de venir partager sa chambre. Elle accepte, il la regarde. Il va s'efforcer de devenir amoureux d'elle le plus lentement possible. Il l'entraîne dans un voyage qui les conduit dans le désert, sur le Nil et à Alexandrie.
Au Brésil, un géologue parcourt des régions inhabitées, et se dessine l'histoire d'un amour absent... Les deux cinéastes filment avec fascination le Sertão, région mythique du Cinéma Novo brésilien, revenant aux sources du Super 8 et de la caméra au poing chère à Glauber Rocha. Un road movie qui devient un voyage quasi onirique en même qu'une histoire d'amour.
Chaque samedi, au grand désespoir de sa femme, Emmanuel retrouve sa fille Elise, fruit d'une première union. Père exigeant et excessif, ses demandes à son égard sont très contradictoires : il est très fier et déçu d'elle. Ce qui est acquis, c'est l'amour de l'un pour l'autre, mais à cause de ça, rien n'est simple...
Reporter pour une émission populaire au Japon, Yoko tourne en Ouzbékistan sans vraiment mettre le cœur à l’ouvrage. Son rêve est en effet tout autre… En faisant l'expérience d’une culture étrangère, de rencontres en déconvenues, Yoko finira-t-elle par trouver sa voie ?
Sans nouvelles d'un ami de son père depuis vingt ans, le réalisateur part au Mali à sa recherche. Il ne dispose que de son nom, et de ses souvenirs d'enfance. Le voilà à Bamako. C'est le mois de juin, la saison des pluies. Un autre rythme. Un autre monde qui s'ouvre à lui...
Ibrahim, Suleiman, Manar et Altayeb, cinéastes facétieux et idéalistes, sillonnent dans un van les routes du Soudan pour projeter des films en évitant la censure du pouvoir. Ces quatre amis de toujours se mettent à rêver d’organiser une grande projection publique dans la capitale Khartoum et de rénover une salle de cinéma à l’abandon. Son nom ? La Révolution...
Franky est un acteur de seconde zone en pleine dépression. Arsène, son manager, croit en son potentiel de star et l'embarque sur les routes d'une Europe improbable, à la recherche d'un cinéaste mythique, direction le cercle polaire. Une odyssée « mélancomique » entre vitamines et somnifères, rock'n roll et femmes fatales.
Maria de Medeiros réalise un documentaire hommage sur Micheline Presle. Cette dernière lui confie avoir tourné pendant la guerre un film qu'elle n'a jamais vu, de Luis Aramchek. Or ce film et ce réalisateur sont inconnus, et Maria de Medeiros, aidée par deux collaborateurs, se lance sur leurs traces. Elle retrouve une bande annonce d'un autre film du même réalisateur, Hitler à Hollywood...
Entre les images d'un monde en perdition, le réalisateur, Jerzy Skolimowski, livre les motivations de son travail, avant de s'effacer complètement. Quatre médecins polonais se retrouvent, dix ans après avoir quitté les bancs de la faculté. Un voyage surréaliste dans un wagon de marchandises rempli de plâtre et à peine éclairé va leur offrir l'occasion d'une impitoyable introspection...
Amos Gitaï se rend à nouveau, 35 ans après son documentaire "Journal de campagne", en Cisjordanie, pour rencontrer des associations de défense des droits de l'Homme. Celles-ci mènent des actions de résistances fragiles, qui rassemblent des activistes israéliens et palestiniens. Le film par lui-même est une recherche du chemin de la paix, une recherche de lumière au milieu d’une période sombre.
Joaquim Pinto a contracté le Sida et l'hépatite C il y a vingt ans. Depuis c'est une lutte perpétuelle pour sa survie. Pour vivre au calme, il a choisi de quitter Lisbonne et de s'exiler à la campagne avec son compagnon Nuno et leurs chiens. Ingénieur du son (Monteiro et Oliveira) et réalisateur, Joaquim Pinto signe le journal filmé, pudique et élégiaque de sa lutte contre la maladie. Magnifique.
En 1982, Amos Gitaï entreprend un voyage dans les territoires palestiniens occupés, alors qu'Israël s'apprête à envahir le Liban et a entrer dans un conflit meurtrier. La caméra de Gitaï serpente entre les différentes parties en présence : soldats, colons et palestiniens.