Fifi hurle de joie témoigne des deux derniers mois de la vie de Bahman Mohassess, légende de l’art iranien. Ce curieux Diogène contemporain, après un exil volontaire d’une trentaine d’années, s’apprête à réaliser son œuvre ultime. Celle-ci lui est commandée par deux admirateurs, artistes eux-mêmes, venus d’Iran. L’intrigue se dirige progressivement vers l’histoire de ce "chef d’œuvre inconnu".
Los Angeles, la nuit.De jeunes gens rapportent les souvenirs d’une ville étrangère – Téhéran – dans une langue qui n’est pas la leur, comme possédés par l’esprit d’Iraniens exilés. Leurs corps devenus hybrides, hôtes dans les deux sens du terme, évoluent dans un univers rendu irréel par la présence fantomatique d’un autre espace-temps.
Maria, jeune Argentine, vit en exil à Paris avec sa mère, comédienne célèbre dans leur pays. Avec quelques compatriotes, elles mettent en scène une Tanguédie, mélange de comédie et de tragédie rythmé par le mélancolique tango. Juan, resté au pays, exilé de l'intérieur, leur envoie à mesure qu'il les écrits les épisodes de l'argument.
Les Ta’ang, minorité ethnique birmane, sont au cœur d’une guerre civile à la frontière chinoise. Depuis début 2015, de violents conflits ont contraint des milliers d’enfants, de femmes et de personnes âgées à s’exiler en Chine.