Masa, 83 ans, a déjà passé 50 jours dans le coma. Sa famille se réunit à ses côtés pour l'aider à passer ce cap difficile. Son décès ouvre une profonde réflexion sur la nature, le sens de la vie et la mort. Un hommage à cette femme, à cette grand-mère...
À la nuit tombée, autour du feu, Serigne, jeune dakarois, raconte à ses deux amis son odyssée clandestine, récit épique de la traversée de l'Atlantique. Ce film a été sélectionné au Festival Cinéma du Réel en 2010.
"Des bois de sapins noirs, une maison forte avec une tour : Folgoux. Des êtres qui se ressemblent y vivent, génération après génération. Cette maison, c’est celle de la famille de mon père qui n’est plus vivant, dit la réalisatrice. A Folgoux, on vit dans un monde si éduqué que personne ne crie jamais sauf au-dedans de lui-même, et là, ça hurle."
Chronique de l'opération "Plomb durci" menée par Israel en 2008 et 2009 dans la bande de Gaza sous l'angle d'une unité d'ambulanciers du Croissant rouge prise sous les bombes et essayant de faire leur métier malgré tout. Un film brut, secouant et militant. A noter : diffusion gratuite à la demande des auteurs.
Clémence retourne à Cherbourg, sa ville natale, pour filmer ce qui reste de son père, mort dans l’incendie de son appartement. Quelques photos, des lettres, des vidéos familiales. En confrontant ces archives aux portraits de ses proches, elle tente de renouer avec ce qu’elle a fui.
Iran, juin 2009. Dénonçant des fraudes massives aux élections présidentielles, de nombreux Iraniens descendent dans la rue. Répression immédiate : expulsion des médias étrangers, chasse aux journalistes, vagues d’arrestations… Aux caméras manquantes des médias étrangers, aux contrevérités de la télévision officielle, se substituent les images parallèles et clandestines des opposants à Ahmanidejad.
Deux images : d’un côté l’intronisation du président du Belarus, Alexandre Loukachenko, de l’autre un vieux paysan contemplant son royaume, un village de figurines en bois, « le peuple de bois », sur lequel il règne en maître absolu. Ces deux images relèvent d’un même fantasme, celui d’un despotisme où l’homme ne serait que la marionnette de la volonté du dictateur. Présenté au festival Cinéma du réel 2010, ce film est disponible, dans la continuité de la manifestation, sur Universciné en exclusivité, du 1er au 30 avril 2010.
"À Beyrouth, ma mère reçoit tous les jours vers 5 heures de l’après-midi. Installées dans son salon, ses amies déballent leurs vies. J’ai filmé ces femmes bourgeoises, issues pour certaines de ma famille, en train de se (de nous) raconter leurs vies tourmentées en trois actes : le pays, les maris et la famille."
Le réalisateur décide d’entreprendre un voyage pour trouver un traitement contre le cancer qui le gagne, des médecins de Bruxelles aux pratiques chamaniques d’Amazonie. Présenté au festival Cinéma du réel 2010, le film y a reçu le Prix des Jeunes.
Dans des parcs transformés en bourse aux mariages, des milliers de parents chinois se réunissent quotidiennement. Ils espèrent y dénicher la perle rare pour leur enfant célibataire. Un progrès ou un marché indécent ?
La grande peste de 1656 laissa à Naples, dans le cimetière des Fontanelle, des milliers de corps sans sépulture auxquels au siècle dernier, les vivants vouaient un culte pas très orthodoxe. Pour dialoguer avec les morts, obtenir la réalisation d'un voeu, chacun adopta un crâne en lui apportant des fleurs. Le réalisateur est parti à la rencontre de ces vivants naviguant tout près de l'au-delà.
Blotti au creux des montagnes, enfoui sous la neige, un village traditionnel japonais face à la mondialisation de l’agriculture. L’authenticité en question.
Le Vendredi saint à Pruchnik est le cadre d’un singulier rituel : un Judas de paille et de chanvre, nez crochu et petit chapeau, est pendu, bastonné, décapité, brûlé et jeté dans la rivière. ATTENTION : Ce film n'est disponible qu'en version sous-titrée en anglais.
Marguerite souffre d’une maladie génétique qui exige chaque jour des séances de drainage bronchique, des séjours à l’hôpital, des cures de perfusion à domicile. Marguerite grandit jusqu’à l’âge de six ans, avant d’être emportée par « le dragon ». Elle est filmée par l’un et l’autre de ses parents. On l’écoute chanter, s’interroger, réfléchir. On la voit regarder. On l’écoute parler. Elle danse. Elle joue.
Voyage au cœur du quartier de Hackney, entre perte et disparition. Une virée en canoë, les cabanes de jardins communaux, une visite du parc olympique et l'enterrement d'un Hell's Angel amorcent un mouvement tectonique sur la carte de l'Est londonien.
Un moment dans la vie de deux ouvriers broyeurs de pierre qui ont fait connaissance après leur arrivée à Moscou. Les problèmes commencent lorsque leur salaire ne leur est plus versé… Derrière les conflits et les problèmes, il n'y a que des désirs et des sentiments humains...
" Je suis corse, par ma mère, raconte la réalisatrice, et je garde fortement en mémoire cet album (...) trouvé dans ses affaires, dont les photos ont été enlevées. Que contenait-il ? Les légendes de l'album sont comme les indices d'un chemin que je veux parcourir avec mes deux filles de 9 et 13 ans, les derniers maillons de l'histoire..."
Une légende raconte qu’un dragon terrorisait les habitants des Ardennes. De nos jours, les ouvriers de trois usines de la région racontent à leur tour leur lutte contre les dragons – modernes ceux-là – qui ferment les sites au nom de la rentabilité. Et ils ne veulent plus se laisser terroriser.
En avril 1998, après avoir acheté une nouvelle caméra, Laurent Roth rend visite à Dominique Cabrera, chez elle, à Montreuil. En 12 plans-séquences tournés-montés, la cinéaste parle de son rapport aux photos de famille, au cinéma, aux traces du bonheur.
Benjen et Monie, deux frères, entreprennent un long voyage entre leur ghetto du Surinam et les rapides en amont du fleuve Surinam, sur les traces de leurs ancêtres qui fuirent l’esclavage trois-cents ans auparavant.
Le cinéaste a voulu attraper au détour de sa relation avec sa petite-fille, le monde imaginaire dans lequel l'enfant se développe. De cinq à neuf ans, une caméra intime filme la petite fille des baleines accueillie chez les humains, puis sa lente mutation vers le monde des livres où l'être humain "inachevé dans la nature, s'achève dans la culture".