Trois âges d’un homme qui voit la mort venir s’entrecroisent. Le film testament de Raoul Ruiz qui racontait à ses proches s’inspirer de contes d’Hernan del Solar, le père d’un vieil ami, ou bien encore qu’il parlait de son enfance, ou de celle d’un ami. Toutes ces fausses pistes n’avaient qu’un but : semer des leurres, ne pas inquiéter son entourage, le préserver.
Bruno, architecte reconnu, marié depuis onze ans et père d’un petit garçon, ne se reconnaît plus dans sa vie toute tracée. En panne d’inspiration pour son nouveau projet, il commence à travailler avec Fernando, un jeune professeur d’histoire reconverti en guide touristique. Gay assumé et bouillonnant d’énergie, Fernando va bouleverser l’univers de Bruno…
Sofia, jeune mère récemment divorcée vit à Valdivia. En quête de tranquillité et de vérité elle fait un vœu de silence inversé : plus de portable, de télévision, d’internet, ni de lecture pendant un an. Au lieu de trouver la paix intérieure espérée, elle va déclencher une crise familiale comique et existentielle.
La chaleur suffocante du chili, les boissons rafraîchissantes et le désir réprimé contribuent à l’ébullition de tous et à l’éruption de secrets longtemps gardés.
Julio rencontre un écrivain qui cherche un assistant pour taper son dernier roman, mais il n’est pas retenu. Pour donner le change à Blanca, sa maitresse occasionnelle, il décide d'écrire un manuscrit qu'il fait passer pour celui du romancier. Dans ce va-et-vient entre littérature et réalité, les sentiments deviennent aussi complexes et fragiles que l'architecture d'un bonsaï.
Mariana, quadragénaire issue de la haute bourgeoisie chilienne s’efforce d’échapper au rôle que les hommes ont toujours défini pour elle. Sa liaison avec Juan, son professeur d'équitation, ébranle les murs invisibles qui protègent sa famille du passé...