Trois âges d’un homme qui voit la mort venir s’entrecroisent. Le film testament de Raoul Ruiz qui racontait à ses proches s’inspirer de contes d’Hernan del Solar, le père d’un vieil ami, ou bien encore qu’il parlait de son enfance, ou de celle d’un ami. Toutes ces fausses pistes n’avaient qu’un but : semer des leurres, ne pas inquiéter son entourage, le préserver.
" M'étant séparé de mon moi illusoire, j'ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie. " Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d'Alejandro Jodorowsky : restituer l'incroyable aventure et quête que fut sa vie. Il brosse ici la fresque d'une existence qui exalte les potentialités de l'être dans le but de repousser les limites de l'imaginaire et de la raison.
Dans un centre commercial des vies s'entremêlent de façon irréelle : bourgeoise cleptomane, vigile, cadre viré... Un skieur aveugle recouvre la vue. Une entreprise offre à son personnel, contre performances optimales, des opérations de chirurgie esthétique. À l’extérieur il pleut, mais dans le centre commercial il fait toujours 24°. L’hiver passe, tout semble irréel. Illusions d’optique.
Dans les années 1970, au Chili, Mike et Mary semblent former un couple sans histoires. Ils travaillent en réalité sous couverture : Mike pour la CIA et Mary pour la police politique chilienne. Ensemble, ils effectuent des missions secrètes.