Mal-aimé à sa sortie en 1972, l’ultime film de Jean-Pierre Melville conjugue pourtant le jeu intense d’Alain Delon à la figure d’un personnage solitaire et torturé, prisonnier d’une implacable tragédie.
Très inspiré par le film noir américain, Jean-Pierre Melville creuse encore le sillon du genre policier en opposant Serge Reggiani et Jean-Paul Belmondo. Sa mise en scène précise et épurée confine parfois à l’abstraction.