Dans un bar PMU de Versailles, Le Roi Soleil, un vieil homme décède brutalement alors qu’il vient de remporter 300 millions d’euros au loto. En s'arrangeant un peu avec leur conscience, les autres clients, témoins du drame, imaginent différents scénarios pour repartir avec le ticket gagnant...
Huis clos où le réel se fragmente, se dissout et se réécrit sans cesse, Le Roi Soleildessine un puzzle narratif vertigineux. Après Les Magnétiques, Vincent Maël Cardona signe un film choral et multiple, une fable morale qui passe d’un genre à l’autre pour interroger le rapport à l’argent et les récits individuels et collectifs. Une réflexion sur la narration elle-même, qui contamine le film et implique autant les personnages que le spectateur. Présenté en séance de minuit à Cannes 2025.
A l'occasion de la sortie de son second long métrage Le Roi Soleil, nous vous proposons un entretien fleuve avec Vincent Maël Cardona, une leçon de cinéma.
Plus qu’un thriller ou un film social, Le Roi Soleil est une fable étonnante sur la cupidité et le mensonge. Un véritable tour de force narratif qui multiplie les fausses pistes, dans un décor unique qui passe selon les scènes du réalisme à la stylisation.
Le documentariste Piero Usberti signe un film de voyage qui le replace avec humilité là où il se trouve : dans la peau de l’étranger, celui qui observe attentivement et capte tout à la fois la résilience et la singularité du peuple palestinien.
L'un des réalisateurs les plus créatifs lit entre les lignes de l'éternel best-seller de la littérature jeunesse pour une émouvante fable sur l'enfance et son imaginaire.
Au sommet de sa gloire, Jeanne Moreau passe à la mise en scène avec un film au carrefour de l’autofiction et du film choral. Elle y explore, sans concessions, le quotidien du métier de comédienne. Une œuvre précurseure du female gaze.
Débuté en 1946 mais sorti en 1980, Le Roi et l’Oiseau, adapté d’un conte d'Andersen, s'impose comme le mètre étalon de l'animation française. Paul Grimault et Jacques Prévert signent une œuvre universaliste traversant les époques.
Une jeune femme rencontre un homme dépressif. Ces deux personnes fragiles se lancent dans une relation maladroite, chacune empêtrée dans ses problèmes.
En racontant l’histoire d’un mythomane, Audiard invite le spectateur à s’interroger sur ses héros et son histoire. Armé d’un scénario récompensé à Cannes, il expose les troubles de la Libération et interroge les limites entre fiction et réalité.
Dana veut montrer de l'empathie. Pénélope veut explorer l'empathie. Lorsque l'expérience artistique de Pénélope se produit, les émotions de Dana prennent un tour inattendu.
Une voyageuse occidentale qui parcourt les îles capverdiennes avec son carnet de croquis s'arrête dans un village. Un jeune pêcheur l'invite à prolonger son séjour.
Robin Campillo (120 battements par minute) se replonge dans son enfance malgache pour une galerie douce-amère de souvenirs entre nostalgie d'un eden perdu et bilan d'une France coloniale.
Parce qu'une partie des scènes proviennent d'un autre film de Lotte Reiniger, "Les Aventures du prince Ahmed" (1926), dans lequel apparaissaient déjà les personnages d'Aladin et du génie.
S’inspirant de sa propre vie, Jeanne Moreau rassemble ses souvenirs et livre son œuvre la plus ambitieuse. Porté par un casting d’exception et une mise en scène élégante, la comédienne affine son regard et confirme sa singularité de réalisatrice.
Tout en jouant sur les codes du film de “potes”, Chien de la Casse touche au plus juste en portant le regard sur une jeunesse française brûlante, et réunit Anthony Bajon et Raphaël Quenard, au jeu et au phrasé totalement opposés.