Gabriel Yared qui a signé la bande originale d’Azur et Asmar, a composé la musique de plus de 70 films. Parmi ceux-là, 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix, Camille Claudel de Bruno Nuytten, Le Patient anglais, Le Talentueux Mr Ripley ou encore Retour à Cold Mountain, trois films d'Anthony Minghella. Il est également l'auteur, avec Stéphane Moucha, de la bande originale de La Vie des autres, le film de Florian Henckel von Donnersmarck. Composée par Gabriel Yared, la berceuse qui guide le film a été adaptée avec la chanteuse algérienne Souad Massi qui a écrit le texte en arabe à partir du quatrain de Michel Ocelot. Sachez également que vous pouvez entendre chanter Gabriel Yared dans Azur et Asmar. Il a en effet prêté sa voix à l'un des elfes du film.
> Michel Ocelot : « J’ai tout de suite pensé à Gabriel Yared, raconte Michel Ocelot. Il a le profil idéal puisqu’il appartient aux deux rives de la Méditerranée, France et Liban. Quand les musiques de Gabriel sont arrivées sur mes images, c’était miraculeux : tout correspondait, avec l’addition d’une force qui n’était pas là auparavant. Par exemple, la séquence du lion écarlate, au début, n’était qu’une péripétie sur le chemin des héros, mais la musique expose une valeur et une dignité qui me touchent profondément. Par contre, quand un dialogue a une importance particulière, le silence est préférable. »
> Gabriel Yared : « Je suis né dans un pays de langue arabe, le Liban, et j’ai fait mes études chez les Jésuites, où j’ai appris le latin, le français et l’anglais. Finalement, j’ai toujours été un mélange d’Azur et d’Asmar, sans avoir les yeux bleus d’Azur ! La culture orientale m’était absolument nécessaire, dans mes études, dans ma vie, et a toujours été accompagnée par la culture occidentale. La berceuse qui guide le film est une idée qui m’est venue d’un quatrain que Michel avait écrit en français et qui a été traduit ensuite en arabe. Ça a donc commencé par la berceuse puis, j’ai pensé à introduire des éléments de cette chanson dans d’autres moments du film, comme la conclusion. Je réintroduis ce thème en majeur, avec un luth et un petit quatuor, pendant qu’Azur et Asmar dialoguent. Ce sont des choses très fines, que l’oreille ne perçoit pas forcément derrière les paroles."