A propos du Cavalier sans tête :

"Ce qui m’a plu, c’est que le scénario respecte le récit dont il s’inspire [Le Cavalier sans tête de Washington Irving] mais l’emmène dans des territoires nouveaux. Il renferme aussi un mélange remarquable de tragédie et d’humour. Je connaissais l’histoire du Cavalier sans Tête surtout par le dessin animé de Disney. C’est l’un des rares récits d’épouvante de la littérature américaine. J’ignore quelle est exactement la nature de son pouvoir mais il existe une raison pour laquelle les gens n’oublient jamais le Cavalier sans Tête. C’est un symbole formidable.”

A propos du cinéma d'épouvante :

Tim Burton a conseillé à son équipe de visionner Black Sunday de Mario Bava, Le Bal des vampires de Roman Polanski et les films d’épouvante de la Hammer. “Ils sont beaux, ces films. C’est vraiment une forme d’art et c’est le genre cinématographique que je préfère. J’adore tous les films d’épouvante que la Hammer a produits dans les années cinquante et soixante, et le scénario contenait justement un grand nombre de belles images d’épouvante classique."

A propos d'Ichabod Crane, incarné par Johnny Depp :

“Au fond, Ichabod est à la fois en retard et en avance sur son temps. Et ce sont les aspects contradictoires de son personnage qui sont toujours amusants et intéressants. Une des images que j’ai eue à l’esprit est celle de l’opposition entre un personnage qui vit dans sa tête et un autre qui n’a pas de tête, ce qui m’a toujours paru un symbole merveilleux." (...) “J’adore Johnny parce qu’il est prêt à tout essayer. J’aime les acteurs qui prennent plaisir à se transformer et n’ont pas peur de se salir, d’être débraillés et de patauger dans la gadoue.”

A propos des décors :

Le décor le plus élaboré et le plus ambitieux du film est le village de Sleepy Hollow, bâti sur dix hectares du domaine de Hambleden dans la Lime Tree Valley, au nord de Londres. Lors des premiers repérages, le site consistait seulement en une prairie préservée et une mare à canards entouré d’une myriade d’arbres. Le paysage rappela à Burton celui du nord de l’Etat de New York avec lequel il éprouve une forte affinité. “J’adore cet endroit,” dit-il, “j’en aime l’atmosphère. On a l’impression que le lieu est hanté. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu faire ce film. (...) Ce qui est formidable, c’est d’essayer de prendre quelque chose d’irréel et de le rendre réel, c’est ça qui me passionne.”