Auréolée du Prix du Meilleur scénario de la Compétition internationale au Festival Séries Mania 2025, The German marque par sa plongée au cœur de la mémoire traumatique d’un couple de survivants de l’Holocauste, Uri et Anna. Discrètement, leur équilibre familial s’abîme à mesure que se profile la traque d’un criminel de guerre nazi. Un thriller d'espionnage en huit épisodes, dans lequel les cicatrices de l'Histoire se transmettent et ressurgissent en quelques glaçantes poignées de mains.
Evitant la reproduction d’une mise en scène sensationnaliste, syndrome des fictions historiques, The German explore la mémoire collective sous un angle inédit, au cœur d’un kibboutz israélien dans les années 1970. La famille d’Uri a trouvé refuge dans ce cadre paisible marqué par une vie en collectivité. Il forme un clair-obscur avec les rues de Munich, dont l’atmosphère écrasante enferme Uri dans quelques spectrales images mentales qui déséquilibrent sa silhouette de colosse. Avec force et vulnérabilité, l’interprète Oliver Masucci poursuit ses métamorphoses. Tantôt sous les traits du réalisateur Rainer Werner Fassbinder dans Enfant terrible, tantôt dans la peau d’un ancien président de la Deutsche Bank dans la série Herrhausen – The Banker and the Bomb, il a coutume d’incarner les fantômes de l’Allemagne d’après-guerre.
Au coeur du récit, un choc des générations se profile : enterrer l'histoire ou la déterrer des archives ? En recueillant les récits des survivants de la Shoah, le duo que forment Tamar, la fille, et son compagnon, rappelle que le temps du témoignage et de la réparation mémorielle a débuté. On ne peut s'empêcher de penser à Maus (1986), bande-dessinée autobiographique d'Art Spiegelman reposant sur les récits de son père, sans oublier le monument documentaire de Claude Lanzmann tenant pudiquement en un mot : Shoah.
Thriller d’espionnage se déployant entre Munich et un kibboutz israélien dans les années 1970, The German interroge sous un angle inédit la mémoire traumatique des survivants de l’Holocauste et déroule une traque à la dimension intime et historique.
Une journaliste obtient le scoop politique d’une vie et se retrouve propulsée au rang d’attachée de presse du nouveau ministre des Affaires étrangères de Suède.
Portée par l’interprétation de Matthew Gurney, Reunion fascine en faisant de la surdité le cœur de son écriture sérielle. La langue des signes élève la mise en scène vers une intense grammaire auditive et visuelle, celle de la réparation et du pardon
Pilier de la filmographie de Kathryn Bigelow, qui lui a valu les Oscars du meilleur film et de la meilleure réalisation, ce long-métrage d’action immersif interroge l’addiction à l’adrénaline et le pouvoir captivant de la guerre.
Le documentariste Piero Usberti signe un film de voyage qui le replace avec humilité là où il se trouve : dans la peau de l’étranger, celui qui observe attentivement et capte tout à la fois la résilience et la singularité du peuple palestinien.
Lilly Hu réalise un premier long métrage délicat, dans la lignée de Fish and Elephant, incontournable du cinéma lesbien chinois. Caméra à l’épaule, elle part à l'assaut de deux cœurs errants dans Changsha, ville bouillonnante et inépuisable.
Parce que l’histoire de Cendrillon a connu bien des versions littéraires : celle de l’italien Giambattista Basile, celle du Français Charles Perrault et celle des Allemands les frères Grimm.
S’inspirant de sa propre vie, Jeanne Moreau rassemble ses souvenirs et livre son œuvre la plus ambitieuse. Porté par un casting d’exception et une mise en scène élégante, la comédienne affine son regard et confirme sa singularité de réalisatrice.
Débuté en 1946 mais sorti en 1980, Le Roi et l’Oiseau, adapté d’un conte d'Andersen, s'impose comme le mètre étalon de l'animation française. Paul Grimault et Jacques Prévert signent une œuvre universaliste traversant les époques.
Une Anglaise rend visite à son frère, médecin dans l'armée d'occupation à Berlin et marié à une Allemande. Celle-ci entraîne sa belle-soeur dans Berlin-est...
Au sommet de sa gloire, Jeanne Moreau passe à la mise en scène avec un film au carrefour de l’autofiction et du film choral. Elle y explore, sans concessions, le quotidien du métier de comédienne. Une œuvre précurseure du female gaze.
En racontant l’histoire d’un mythomane, Audiard invite le spectateur à s’interroger sur ses héros et son histoire. Armé d’un scénario récompensé à Cannes, il expose les troubles de la Libération et interroge les limites entre fiction et réalité.
Dana veut montrer de l'empathie. Pénélope veut explorer l'empathie. Lorsque l'expérience artistique de Pénélope se produit, les émotions de Dana prennent un tour inattendu.