VIDEO | 2015, 5' | 35 ans, toujours puceau (avec maman, ça compte ?). Car Bubby est séquestré depuis toujours par sa mère, qui le martyrise au passage. Quand il sort... ça fait du bien et ça fait mal. Sorti en novembre 1995, Bad Boy Bubby, le quatrième film du réalisateur australien, grand prix au festival de Venise, fut celui de la révélation d'un auteur iconoclaste et bientôt inclassable. Novembre 2015, le film est toujours aussi sale et méchant et ressort en salles en version restaurée. Sous la noirceur et le trash, on sera pourtant surpris de trouver l'approche de Rolf de Heer empreinte d'une poésie et d'une tendresse infinie pour ses personnages de marginaux. "Après ce film, nous raconte le cinéaste, j'ai eu la liberté de faire tout ce que je voulais..."
Une journaliste obtient le scoop politique d’une vie et se retrouve propulsée au rang d’attachée de presse du nouveau ministre des Affaires étrangères de Suède.
Reprise en main par le monteur du premier volet, la franchise The Descent se poursuit et entreprend de désamorcer toutes les attentes des spectateurs du film précédent, en injectant humour et gore dans l’horreur déjà bien présente.
Ce monument de l’horreur contemporaine convoque toutes les peurs les plus primitives (le vide, le noir, l’enfermement) pour mieux les renvoyer à la tête de ses spectateurs. Et ne laisse personne indifférent.
Plongée glauque et poisseuse dans l’histoire d’un tueur en série, ce film de Fatih Akin joue avec le dégoût et le mauvais goût pour dresser, en creux, un implacable portrait de l’Allemagne des années 1970.
Pour son huitième film, Xavier Dolan signe un mélodrame à la simplicité universelle et à la poésie douce. Avec sa mise en scène épurée, il revient aux sources québécoises de son cinéma et clôture avec tendresse un pan de sa filmographie.
Laurence Anyways est une ôde aux marginaux. Xavier Dolan déploie ses obsessions esthétiques à travers cette odyssée intime dans laquelle Melvil Poupaud tient un des rôles majeurs de sa carrière. Un chef-d’œuvre profondément humain.
Xavier Dolan réunit un casting de stars françaises dans un huis-clos familial de haute volée. Le chaos de la mise en scène et des dialogues les plongent dans un vertige dramatique aussi spectaculaire qu’intime.
À seulement 19 ans, Xavier Dolan livre un premier film qui contient toutes les obsessions de son cinéma. Il explore la complexité des relations mère-fils à travers des dialogues à la poésie cruelle et dans une mise en scène millimétrée.
Virage radical dans le cinéma de Dolan, Tom à la ferme est un thriller vénéneux sur le fil entre humour noir, sensualité et violence. Hommage à Hitchcock, le film joue sur un suspense trouble et une bande originale obsédante. Un bijou de noirceur.
Portée par l’interprétation de Matthew Gurney, Reunion fascine en faisant de la surdité le cœur de son écriture sérielle. La langue des signes élève la mise en scène vers une intense grammaire auditive et visuelle, celle de la réparation et du pardon
Pilier de la filmographie de Kathryn Bigelow, qui lui a valu les Oscars du meilleur film et de la meilleure réalisation, ce long-métrage d’action immersif interroge l’addiction à l’adrénaline et le pouvoir captivant de la guerre.
Le documentariste Piero Usberti signe un film de voyage qui le replace avec humilité là où il se trouve : dans la peau de l’étranger, celui qui observe attentivement et capte tout à la fois la résilience et la singularité du peuple palestinien.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.
Robin Campillo (120 battements par minute) se replonge dans son enfance malgache pour une galerie douce-amère de souvenirs entre nostalgie d'un eden perdu et bilan d'une France coloniale.