Auréolée d’une Mention spéciale dans la catégorie Panorama international à Séries Mania 2025, Putain entraîne le spectateur dans le quotidien chaotique de Gigi, lycéen balloté de galère en débrouille, entre une mère toxicomane et un père absent, au cœur d’une Bruxelles à la fois brute, réaliste et plurielle. Une série coup de poing.
Tour à tour cri de colère, exclamation de joie ou simple ponctuation de phrase, le Putain éponyme résonne dans les rues de Bruxelles, dans les couloirs du lycée, dans les chambres d’adolescents. Un titre à l’image de ces dix épisodes, chargés d’émotions contradictoires.
Au centre du récit, Gigi, dans une situation familiale instable et précaire, choisit la voie de l’émancipation, faite de petits boulots, de plans foireux et de débrouille, la rage au ventre. Face à la démission des adultes, le lycéen se construit une famille choisie, faite d’amis et de camarades de classe - tous habités par leurs propres démons, et par une colère sourde.
Face à eux, Bruxelles est plus qu’un simple décor. La ville s’impose dans les pavés, les gares, les appartements, et les communautés qu’elle abrite. Une diversité dont la BO de la série se fait par ailleurs l’écho. Dirigée par le rappeur Zwangere Guy (co-créateur de la série et dans le rôle du père de Gigi), la bande-son met en lumière des artistes belges (Brutus, Madou, FORSISSIES...) et traverse les genres autant que les quartiers de la capitale.
Dans la lignée du cinéma de Felix Van Groeningen, et sans jamais sombrer dans le misérabilisme, Putain raconte avec justesse des existences souvent caricaturées ou essentialisées. Son réalisme brut esquisse le portrait tragique d’une jeunesse en lutte permanente avec son environnement, mais intensément vivante. Et rappelle que derrière la colère et les “putain !” se cache avant tout un besoin fondamental : celui d’être vu, entendu et aimé.
Lorsque Gigi, un adolescent de Bruxelles, découvre que sa mère Anaïs sort à nouveau avec son ex, un homme toxique et toxicomane, il lui pose un ultimatum : c´est lui ou son amant. Anaïs alors incapable de choisir, Gigi décide de quitter la maison. Epaulé par ses amis, Gigi se fraye un chemin dans une société sans pitié.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.
Confirmant leur statut de cinéastes ambitieuses, les Wachowski transforment un manga des années 1960 en manifeste visuel pour les années 2000, ébouriffant hybride entre folles expérimentations formelles et ode à la culture pop.
Véritable tour de force esthétique utilisant la technique des papiers découpés, ce film d’animation s’impose comme une pièce majeure de l’histoire du cinéma. Une symphonie épique inspirée des Contes des 1001 Nuits et de l’expressionnisme allemand.
Lilly Hu réalise un premier long métrage délicat, dans la lignée de Fish and Elephant, incontournable du cinéma lesbien chinois. Caméra à l’épaule, elle part à l'assaut de deux cœurs errants dans Changsha, ville bouillonnante et inépuisable.
Parce que l’histoire de Cendrillon a connu bien des versions littéraires : celle de l’italien Giambattista Basile, celle du Français Charles Perrault et celle des Allemands les frères Grimm.
Une Anglaise rend visite à son frère, médecin dans l'armée d'occupation à Berlin et marié à une Allemande. Celle-ci entraîne sa belle-soeur dans Berlin-est...
Comme plusieurs films de Lotte Reiniger, celui-ci existe en deux versions : une première réalisée en Allemagne en 1935 et une seconde en Angleterre vingt ans plus tard.
Parce qu'on connait bien les adaptations de contes de Lotte Reiniger, mais on sait moins qu'elle a également plusieurs fois mis en images (et en ombres) des épisodes La Bible (ici un extrait de l'Évangile selon Saint Luc).
Parce que Lotte Reingier n'est pas la seule a avoir porté à l'écran le conte d'Hansel et Gretel : en 1982, il a aussi été adapté à la télévision américaine par Tim Burton.