Second film de Bong Joon-ho, et déjà un premier chef d’œuvre, Memories of murder révèle le réalisateur à l’international, dans la lignée de la nouvelle vague de cinéastes coréens (Park Chan-wook, Kim Ki-duk, Hong Sang-soo) qui déferle sur le monde. Polar sombre et poisseux, filmé dans un quasi noir et blanc, le film plonge sur les traces d’un tueur de femmes qui terrorise une région rurale près de Seoul. Monstre politique, comme la créature de The Host quelques années plus tard, le premier serial killer coréen devient ici une émanation de la Corée des années 1980 et un miroir tendu à un régime militarisé et répressif. Une manière de lier fait divers et fait politique, pour le cinéaste dont l’œuvre ne cesse d’interroger les rapports de classe et les oppressions.
À l’occasion de l’arrivée de Memories of Murder dans l’abonnement, UniversCiné a rencontré Stéphane Du Mesnildot, ancien journaliste aux Cahiers du cinéma et auteur (Memories of murder : l’enquête, Enfers et fantômes d'Asie...). Le spécialiste du cinéma asiatique analyse ce premier blockbuster coréen dans son ouvrage Memories of murder : l’enquête, paru en décembre 2018 chez The Jokers.
Attention : l'entretien comporte des spoilers du film, à regarder après visionnage de Memories of murder.
1973. Onerva, 23 ans, est une jeune femme internée dans un sanatorium situé sur une île finlandaise. Elle doit prendre part à une thérapie expérimentale.
Pierre et Marion, se rendent chaque semaine pour jouer au ping-pong. Lors d’une partie, ils tombent nez à nez avec Rémi, l’amoureux d’enfance de Marion.
Variation joyeusement foutraque autour de la figure du Dr Frankenstein et de sa créature, Frankenhooker représente la quintessence de la série B des années 1990, entre image grainée et inventivité qui vient pallier le manque de budget.
De Woody Allen, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese
Sûrement le film à sketches le plus prestigieux jamais produit, composé de trois segments se déroulant à un étage différent du même immeuble, réalisés par Martin Scorsese, Woody Allen et Francis Ford Coppola !
Avant de se lancer dans South Park, Trey Parker et Matt Stone égratignaient déjà la société américaine avec un faux western, mais vraie satire, percutante et grinçante.
L'univers de la série B post-apocalyptique passée à la moulinette des productions TROMA, spécialisées dans le nanar premium: fun, trash et provocant. Mais surtout délirant !
Film méta par excellence, Terror Firmer raconte le tournage d’un long-métrage pornographique à petit budget, perturbé par un serial killer en pleine crise existentielle. Un ovni drôle et grinçant qui s’attaque frontalement à l’industrie cinématographique américaine.
Après un premier slasher inventif et gore à souhait, Brian Yuzna reprend l’idée d’un dentiste psychopathe dans une suite plus sombre encore, qui joue avec notre peur profonde du détartrage et de la fraise.
Et si Maman j’ai raté l’avion rencontrait Piège de Cristal dans le cadre idyllique d’un chalet de montagne, mais avec... des chiens et des chats doués de paroles en guise de héros ?!
L’occasion de découvrir que la trogne patibulaire de Til Schweiger, grand habitué des rôles de méchants à Hollywood, cache un réalisateur allemand à succès, comme le prouve cette comédie familiale inédite en France.
Sous-genre cher au cinéma belge, le mockumentaire trouve avec Spit’n Split une nouvelle expression. En suivant pendant deux ans la tournée un peu minable d’un groupe de rock, le réalisateur Jérôme Vandewattyne subvertit tous les clichés attendus.