Après La Mort de Dante Lazarescu, le réalisateur roumain offre avec Aurora une expérience de cinéma au moins tout aussi forte, proprement exceptionnelle. Se déroulant pourtant au fil d'un quotidien (presque) "sans histoire", le film révèle peu à peu l'ordinaire humiliation d'un homme tout aussi ordinaire. Jusqu'à l'instant où le monde bascule parce que l'homme prend sa revanche sur une vie qui ne cesse de le blesser et qu'il passe à l'acte, franchissant le tabou absolu : prendre à son tour la vie d'un autre, en tuant.
Mais à quel moment, exactement, un homme devient-il un criminel ? Le film se clôt sur une séquence magnifique où le spectateur, ayant partagé l'intimité du héros, ressent l'étiquetage de son acte par ceux qui veulent comprendre, classer et justifier, comme un acte presque aussi criminel et inhumain. Cristi Puiu, qui interprète également le rôle principal, nous raconte comment il a placé son film sur cet axe unique — sombre mystère : le coeur de l'homme. EtAurora ressemble alors à une odyssée intérieure.
Des phénomènes paranormaux dans un village de Roumanie habité de vieilles femmes en deuil ? Serait-ce la marque des drôles d'événements datant de 1953 ?
Dante Lazarescu, 63 ans, vit seul avec ses chats. Ce samedi soir, il ne va pas très bien. L'ambulance tarde à venir. La nuit va être longue... et kafkaienne.
Cristi est un jeune policier. Lors d'une filature, il voit un garçon vendre du haschich à ses copains. Il refuse de l'arrêter alors que la loi l'y oblige.
Cornelia, 60 ans, mène une vie privilégiée à Bucarest, entourée de ses amis riches et puissants. Pourtant, les relations tendues qu´elle entretient avec son fils la tourmentent. Celui-ci repousse autant qu´il peut la présence d´une mère possessive. Quand Cornelia apprend qu´il est impliqué dans un accident de voiture qui a coûté la vie à un enfant, elle va utiliser toute son influence pour le sortir de cette situation où il risque une sévère peine de prison. Mais l´enfer du fils est pavé des bonnes intentions de sa mère. La frontière entre amour maternel et manipulation est mince...
Caméra d'or-Cannes 2006. Le patron d'une télé locale roumaine lance un débat surréaliste : leur bourgade a-t-elle vraiment fait la révolution il y a seize ans ?
1973. Onerva, 23 ans, est une jeune femme internée dans un sanatorium situé sur une île finlandaise. Elle doit prendre part à une thérapie expérimentale.
Pierre et Marion, se rendent chaque semaine pour jouer au ping-pong. Lors d’une partie, ils tombent nez à nez avec Rémi, l’amoureux d’enfance de Marion.
Variation joyeusement foutraque autour de la figure du Dr Frankenstein et de sa créature, Frankenhooker représente la quintessence de la série B des années 1990, entre image grainée et inventivité qui vient pallier le manque de budget.
De Woody Allen, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese
Sûrement le film à sketches le plus prestigieux jamais produit, composé de trois segments se déroulant à un étage différent du même immeuble, réalisés par Martin Scorsese, Woody Allen et Francis Ford Coppola !
Avant de se lancer dans South Park, Trey Parker et Matt Stone égratignaient déjà la société américaine avec un faux western, mais vraie satire, percutante et grinçante.
L'univers de la série B post-apocalyptique passée à la moulinette des productions TROMA, spécialisées dans le nanar premium: fun, trash et provocant. Mais surtout délirant !
Film méta par excellence, Terror Firmer raconte le tournage d’un long-métrage pornographique à petit budget, perturbé par un serial killer en pleine crise existentielle. Un ovni drôle et grinçant qui s’attaque frontalement à l’industrie cinématographique américaine.
Après un premier slasher inventif et gore à souhait, Brian Yuzna reprend l’idée d’un dentiste psychopathe dans une suite plus sombre encore, qui joue avec notre peur profonde du détartrage et de la fraise.
Et si Maman j’ai raté l’avion rencontrait Piège de Cristal dans le cadre idyllique d’un chalet de montagne, mais avec... des chiens et des chats doués de paroles en guise de héros ?!
L’occasion de découvrir que la trogne patibulaire de Til Schweiger, grand habitué des rôles de méchants à Hollywood, cache un réalisateur allemand à succès, comme le prouve cette comédie familiale inédite en France.
Sous-genre cher au cinéma belge, le mockumentaire trouve avec Spit’n Split une nouvelle expression. En suivant pendant deux ans la tournée un peu minable d’un groupe de rock, le réalisateur Jérôme Vandewattyne subvertit tous les clichés attendus.